Plus de 30 000 tonnes de pommes de terre sur le marché jordanien, selon le président du syndicat des cultivateurs et planteurs de la Békaa, Ibrahim Tarchichi. Photo Danler/Bigstock
Des camions transportant des pommes de terre libanaises sont bloqués au port jordanien d'Aqaba depuis 3 jours, malgré la signature fin septembre d'un accord entre le Liban et la Jordanie, autorisant l'exportation de pommes de terre libanaises vers la Jordanie entre le 15 octobre et le 30 novembre. L'alerte a été lancée par le président du syndicat des cultivateurs et planteurs de la Békaa, Ibrahim Tarchichi, et relayée hier par l'Agence nationale d'information (ANI). Selon lui, ces retards engendrent des coûts supplémentaires pour les agriculteurs libanais et nuisent à la qualité des pommes de terre qui ont quitté le Liban « il y a 15 jours ». « Les producteurs libanais attendent d'écouler plus de 30 000 tonnes de pommes de terre sur le marché jordanien », a souligné M. Tarchichi. Pour lui, « c'est un désastre économique pour les exportateurs et pour tous les producteurs de pommes de terre ». « Nous espérons que les parties concernées en Jordanie (trouveront une solution) à ces obstacles », a-t-il ajouté.
Joint par L'Orient-Le Jour, M. Tarchichi a précisé que la raison possible derrière ce blocage serait que la Jordanie souhaiterait d'abord écouler sa propre production de pommes de terre sur son marché avant d'en importer du Liban.
Selon les chiffres des douanes, le Liban a exporté près de 135 000 tonnes de pommes de terre en 2016 pour une valeur de 29 millions de dollars, dont 11 % vers la Jordanie. Les autres marchés importants étaient les Émirats arabes unis (30 %), le Koweït (27 %), et Oman (10 %).


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve