Diaspora

Quand un Français parle de son amour pour la montagne libanaise

OLJ
17/10/2017

L'association RJLiban qui, depuis sa création en 1986, a à son actif plus de 150 dîners-débats dans la capitale française, a convié le 22 septembre dernier Jean Rochet pour parler de son expérience dans la montagne libanaise. Juriste de formation, ce conférencier dirige à Paris une entreprise de conseil sur le droit international et européen. Rencontré à Tyr le 15 août dernier, cet alpiniste et randonneur téméraire a commenté son expérience touristique libanaise en projetant de superbes photos, sélectionnées parmi les quelque deux mille qu'il a réalisées.
« Je suis sincèrement amoureux du Liban mais je suis aussi un passionné de montagnes, a-t-il affirmé. C'est ainsi que j'ai effectué, durant le mois d'août, les 26 étapes proposées par le LMT (Lebanese Mountain Trail) d'une longueur totale de 470 kilomètres, avec des dénivelés quotidiens de plus de 500 mètres. Les étapes les plus dures se trouvaient près du point culminant au Nord : on se trouvait plutôt sur le versant légèrement occidental du Mont-Liban avant d'arriver à la fin sur les contreforts de l'Anti-Liban. »
Et d'ajouter : « Ma réserve préférée parmi les trois aires protégées du parcours a été Maasser el- Chouf (NDLR : l'une des forêts des Cèdres du Chouf), parfaitement préservée et entretenue de manière irréprochable. J'avais emprunté une montée un peu raide, agrémentée par le passage de marcassins et de sangliers. Une fois sur la crête, j'ai eu droit à un moment magique : la plaine de la Békaa dans le sens nord-sud sur ma gauche et la Méditerranée que je devinais, côte droit. »
Avec plus de 75 villes et villages traversés, Jean Rochet a tenu à signaler le professionnalisme des guides et leur amour pour la faune et la flore qu'ils font découvrir aux randonneurs. Mais il a préféré suivre l'itinéraire tout seul en s'orientant avec le GPS, ce qui lui faisait parfois faire deux étapes en un même jour. Il a expliqué qu'il n'y avait aucune difficulté technique sur le parcours, très sauvage car il rencontrait très peu de gens sur son passage. Quant au balisage posé par les organisateurs, il a relevé son efficacité malgré certains problèmes imputables à l'urbanisation et aux chantiers de construction.
« Je suis impressionné par cette montagne très verte qui regorge de ressources aquifères souvent potables, a-t-il conclu. En espérant que ma présentation ait suscité des vocations parmi vous, j'ai bien l'intention de retourner au Liban pour refaire certaines étapes. »

Cette page est réalisée en collaboration avec l'Association RJLiban. E-mail : monde@rjliban.com – www.rjliban.com

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