Culture

Huit goncourables à juger par des étudiants orientaux

Conférence de presse

Coup d'envoi hier du « Choix Goncourt de l'Orient », prix littéraire francophone régional inspiré du prestigieux prix éponyme.

OLJ
13/10/2017

Il s'agit de l'un des évènements phares du Salon du livre francophone de Beyrouth, dont l'édition 2017 se déroule du 4 au 12 novembre au BIEL, dans le centre-ville. Le Choix Goncourt de L'Orient, organisé par la direction régionale Moyen-Orient de l'AUF et l'Institut français du Liban, et parrainé depuis sa création en 2012 par l'Académie Goncourt, est une opération qui consiste en la lecture puis le classement des romans, de la 2e sélection de l'Académie Goncourt, par des jurys étudiants créés dans les universités du Moyen-Orient. 33 universités de 12 pays de la région (Djibouti, Égypte, Émirats arabes unis, Éthiopie, Irak, Iran, Jordanie, Liban, Palestine, Syrie, Soudan et Yémen) prennent part à cette 6e édition du prix littéraire qui a été lancée hier lors d'une conférence de presse à l'Hôtel Warwick Palm Beach, en présence d'Hervé Sabourin, directeur régional de l'AUF au Moyen Orient, de Véronique Aulagnon, directrice de l'Institut français du Liban, et de Salma Koujouk, présidente du grand jury étudiant.
C'est en présence d' Eric-Emmanuel Schmitt, membre de l'Académie Goncourt, et de Leila Slimani, lauréate du Prix Goncourt 2016, que la proclamation du prix aura lieu le vendredi 10 novembre 2017 à 15h au Salon du livre francophone de Beyrouth, au BIEL. En marge de cet événement, le samedi 11 novembre, Eric-Emmanuel Schmitt animera une tribune étudiante à 15h00 au Salon du livre francophone de Beyrouth, avant de rejoindre Leila Slimani à 19h30 pour participer, depuis le Salon, à la Nuit de la poésie. Ils liront des extraits de leurs romans, dont Chanson douce, pour lequel Slimani a reçu le Prix Goncourt l'année dernière.
« Que tous ces étudiants échangent pendant toute cette période sur les livres qu'ils lisent ou qu'ils ont lus est un magnifique exemple, il me semble, de contribution au dialogue interculturel si nécessaire au monde d'aujourd'hui et à notre région en particulier, a noté Hervé Sabourin. Aider à promouvoir par le dialogue la diversité culturelle est et restera un des axes forts de l'engagement de l'AUF auprès de ses établissements membres, aussi bien que la promotion de la diversité linguistique dont nous sommes porteurs, vous savez que le lauréat du Choix Goncourt de l'Orient 2017 aura la chance de voir son livre traduit en langue arabe. »
« 80 000 visiteurs sont attendus au Salon du livre francophone dont ce prix est l'un des moments forts, a indiqué pour sa part Véronique Aulagnon. Pendant dix jours, le Liban sera plus que jamais la capitale de la francophonie. Ce prix littéraire met à l'honneur la jeunesse d'Orient, une jeunesse qui est avide des valeurs portées par la francophonie : l'ouverture à l'autre, le dialogue, la diversité culturelle. »
Pour Salma Koujok, ce concours offre l'occasion de célébrer la parole lors des délibérations étudiantes au sein des universités participantes mais aussi au sein des délibérations des jurés. Mais il permet aussi la réinvention du roman à travers les lectures multiples partagées. Il permet aussi de conjuguer à l'activité de la lecture celle de l'écriture en faisant participer les étudiants à des ateliers d'écriture. « Ce que font les étudiants qui participent au Choix Goncourt de l'Orient, en lisant et en débattant, c'est en quelque sorte opposer au désenchantement du monde la parole créatrice et apaisante. C'est en fait dire non à la violence du monde, cette violence qui est souvent perte de la parole, des mots, de la langue », a conclu la romancière et présidente du jury.
En attendant le 10 novembre, les étudiants devront plancher sur les huit ouvrages finalistes du Prix Goncourt et qui sont : Un certain M. Piekielny (Gallimard) de François-Henri Désérable ; La Disparition de Josef Mengele (Grasset) d'Olivier Guez, Tiens, ferme la couronne (Gallimard) de Yannick Haenel ; Bakhita (Albin Michel) de Véronique Olmi, Niels (Viviane Hamy) d'Alexis Ragougneau, Summer (J.C. Lattès) de Monica Sabolo, L'ordre du jour (Actes Sud) d'Éric Vuillard et L'Art de perdre (Flammarion) d'Alice Zeniter.

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