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Liban - Élections

Aoun et Machnouk réaffirment que le scrutin législatif aura lieu dans les délais

Les membres de la toute nouvelle Commission de supervision des élections ont prêté serment devant le président de la République.

Les membres de la commission entourant le président Aoun et le ministre Machnouk. Photo Dalati et Nohra

« Les élections législatives auront lieu dans les délais constitutionnels, sur base de la loi proportionnelle, pour la première fois dans l'histoire du Liban. Toute autre affirmation est erronée. » Tels sont les propos tenus hier par le président de la République Michel Aoun à l'occasion d'une visite des membres de la toute nouvelle Commission de supervision des élections, qui ont prêté serment au palais de Baabda.
Le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, était également présent. Il a relayé le même son de cloche que le président, considérant que « le serment prêté aujourd'hui par les membres de cette commission sont une preuve supplémentaire que tous ceux qui parlent de prorogation ou de report des élections ont tort et qu'il est hors de question que les élections n'aient pas lieu dans les délais, avec les moyens disponibles au ministère de l'Intérieur ». Il a précisé que « le ministère enverra au plus tôt un nouveau décret au Conseil des ministres sur sa lecture de l'application de la loi électorale ». Il a rappelé qu'un premier projet n'avait pas fait l'unanimité, d'où la nécessité d'un plan B, qui sera examiné par la commission ministérielle chargée du sujet des élections et où toutes les forces politiques sont représentées.
Rappelons que les dernières élections législatives avaient eu lieu en 2009, pour un mandat de quatre ans, et que cette Chambre des députés a autoprorogé son mandat deux fois. Une nouvelle loi électorale sur base de scrutin proportionnel a été adoptée en juin dernier, après des années de retard. Les élections sont prévues au printemps prochain.
Certaines dispositions de la loi, comme l'utilisation de la carte biométrique par exemple, ont suscité des craintes de voir les élections ajournées pour des motifs logistiques. M. Machnouk a balayé toute ambiguïté à ce niveau, soulignant que « les modalités d'application de la loi nécessitent un débat autour du plan que nous présenterons très bientôt en Conseil des ministres ».
Quoi qu'il en soit, les membres de la Commission de supervision des élections ont prêté hier serment. Il s'agit du juge Nadim Abdel Malak (président), du responsable syndical Georges Mourani (vice-président), du juge Aouni Ramadan, du juge André Sader, du responsable syndical Nouhad Jaber, de Philippe Abi Akl, Mouaffak Yafi, Sylvana Lakkis, Carine Geagea, Arda Kamakji, et Atallah Hachem.
Ce n'est pas la première fois qu'il y a une commission de supervision des élections au Liban, la première ayant été formée dans le cadre du scrutin de 2009. Mais c'est la première fois que conformément à la loi, cette commission est devenue permanente. En d'autres termes, même quand les membres actuels quittent leur poste, d'autres devront être nommés. Cette commission est responsable de la supervision de toute l'opération électorale, excepté l'aspect sécuritaire. Elle supervisera notamment les campagnes électorales, à commencer par qui peut présenter sa candidature, les finances des campagnes et autres. Cette commission sera également chargée d'annoncer les résultats puis de gérer la question d'éventuels recours en invalidation. Les rapports de cette commission sont présentés directement à l'exécutif.
Le président Aoun a appelé les membres de la commission à « exercer leurs prérogatives suivant les responsabilités qui leur ont été accordées par la loi électorale et qui constituent le seul cadre de travail pour cette commission, en toute indépendance et transparence ». Il a estimé que « les expériences précédentes du travail de la Commission de supervision avaient présenté des lacunes qui auraient pu être évitées si chacun s'était conformé aux délais constitutionnels et aux règles en vigueur ».

« Les élections législatives auront lieu dans les délais constitutionnels, sur base de la loi proportionnelle, pour la première fois dans l'histoire du Liban. Toute autre affirmation est erronée. » Tels sont les propos tenus hier par le président de la République Michel Aoun à l'occasion d'une visite des membres de la toute nouvelle Commission de supervision des élections, qui ont prêté serment au palais de Baabda.Le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, était également présent. Il a relayé le même son de cloche que le président, considérant que « le serment prêté aujourd'hui par les membres de cette commission sont une preuve supplémentaire que tous ceux qui parlent de prorogation ou de report des élections ont tort et qu'il est hors de question que les élections n'aient pas lieu dans les délais, avec...
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