Évoquant le désaccord qui existe entre, d'un côté, le Premier ministre, Saad Hariri, et, d'un autre, le Courant patriotique libre, le Hezbollah et Amal, sur la manière de traiter la question du retour des déplacés syriens, un ambassadeur d'une grande puissance occidentale à Beyrouth, cité par notre chroniqueur diplomatique Khalil Fleyhane, explique les raisons pour lesquelles ce retour tarde à s'effectuer.
Il rappelle d'abord que le Hezbollah et ses alliés exigent que l'État traite avec le régime de Bachar el-Assad pour organiser le retour, tandis que le chef du gouvernement s'oppose avec force contre toute coordination avec ce régime. L'ambassadeur affirme que le Premier ministre considère que le régime syrien n'est pas capable d'assumer la mission du retour, ni d'établir un quelconque calendrier en ce sens, d'autant que les cinq millions de déplacés à l'intérieur même du territoire syrien ne sont pas encore rentrés dans leurs villages.
Pour le diplomate, Saad Hariri et son bloc estiment que le régime syrien appréhende le retour de ses opposants ainsi que le risque d'émeutes qu'il pourrait engendrer, faisant par ailleurs constater qu'aucun déplacé syrien n'est rentré de Jordanie, en dépit des bonnes relations entre ce pays et la Syrie.
L'ambassadeur juge que la principale raison pour laquelle le régime syrien tarde à enclencher le retour des déplacés est qu'il ne parvient pas à contrôler totalement les régions qu'il a récupérées, sachant que la Russie accuse les États-Unis d'armer les combattants de l'opposition syrienne et de leur fournir des informations pour les aider à affronter les frappes russes aériennes, maritimes et terrestres. Pour la Russie, l'anéantissement des combattants rebelles à la frontière syro-jordanienne est rendu difficile par l'appui non déclaré que leur apportent les États-Unis. C'est ce que d'ailleurs ne cesse d'affirmer le ministère syrien des Affaires étrangères, tandis que l'administration américaine reste muette à ce sujet.
Enfin, il estime que le maintien des accusations de la Russie contre les États-Unis a pour effet de perpétuer la guerre et retarde le contrôle définitif de tout le territoire syrien.
Liban - Réfugiés
Les raisons du retard dans le processus du retour des déplacés syriens
OLJ / le 07 octobre 2017 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
PRIERE LIRE LE RAPATRIEMENT DES REFUGIES ETC... MERCI.
13 h 13, le 07 octobre 2017