Réuni hier sous la présidence de son chef, Fouad Siniora, le bloc parlementaire du Futur s'en est pris au Hezbollah, dénonçant « les torts » qu'il cause au Liban du fait de la politique qu'il suit et stigmatisant une politique de deux poids, deux mesures en faveur de la formation chiite.
Soulignant qu'après le vote du budget, les autorités devraient s'atteler à booster l'économie locale, les députés du bloc du Futur ont jugé que cette entreprise devrait « s'accompagner d'efforts soutenus pour rétablir l'autorité étatique sur l'ensemble du territoire et imposer de nouveau le respect des lois et de l'ordre public sans discrimination entre les Libanais et pour garantir la neutralité du Liban (par rapport aux événements dans la région), conformément à la déclaration de Baabda ».
Le bloc a commenté, ensuite, « les déclarations contradictoires faites la semaine dernière par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et qui ont inquiété les Libanais, d'autant qu'il s'est attelé à adresser des messages dans deux directions, locale et régionale, pour faire comprendre à tous qu'il est le seul maître à bord ». « Le Hezbollah doit comprendre que ce dont il s'enorgueillit n'est qu'une atteinte aux intérêts des Libanais et de l'État, auxquels il cause un tort considérable. À travers ces pratiques et son comportement, il a démontré qu'il est prêt, pour des raisons pragmatiques, à faire des concessions, que ce soit face à Israël ou Daech (État islamique), lorsque celles-ci sont dans son intérêt et celui de l'Iran », a déploré le bloc qui, dans le même ordre d'idées, a stigmatisé la rapidité avec laquelle le cheikh salafiste Ahmad el-Assir, reconnu principal responsable des affrontements de Abra (Liban-Sud) en août 2013, avait été condamné à mort, alors que les Brigades de la résistance affiliées au Hezbollah et dont des membres étaient impliqués dans des heurts mortels à Saïda « ne se sont pas inquiétées ».
« Nous reconnaissons l'importance d'une application de la justice à tous et du droit à la défense, mais nous sommes étonnés des sanctions sévères dans l'affaire des affrontements de Abra, au moment où ce genre de sanctions ou d'accusations à l'égard des membres des Brigades de la résistance est inexistant », a regretté le bloc qui a énuméré ensuite les meurtres restés impunis, dans lesquels des partisans du Hezbollah sont soupçonnés d'implication, notamment le meurtre de Hachem Salman, un militant de l'Option libanaise d'Ahmad el-Assaad, qui participait en juin 2013 à une manifestation devant l'ambassade d'Iran contre l'envoi par le Hezbollah de combattants libanais en Syrie ; celui d'un officier de l'armée, Samer Hanna, abattu en 2008 dans son hélicoptère par des militants du Hezbollah alors qu'il survolait Soujoud dans le caza de Jezzine ; ou encore les auteurs du double attentat contre des mosquées à Tripoli, en août 2013.
Liban - Partis
Le Futur dénonce une politique de deux poids, deux mesures en faveur du Hezbollah
Le bloc parlementaire de Saad Hariri appelle à une justice équitable
OLJ / le 04 octobre 2017 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
IL N,Y A QU,UN SEUL POIDS QUI PESE NEGATIVEMENT SUR TOUT LE PAYS ! LORSQU,ON S,EN DEBARRASSERA LA BALANCE POURRAIT ETRE RETABLIE...
09 h 57, le 04 octobre 2017