La Société libanaise de chirurgie plastique, reconstructive et esthétique (LSPRAS) a mis l'accent sur la nécessité de renforcer les garde-fous de la pratique professionnelle. Ce message a été véhiculé au cours du quatrième congrès international de la LSPRAS, organisé récemment à l'hôtel Phoenicia Intercontinental, avec le soutien de l'Association des chirurgiens plasticiens d'origine libanaise (APSLD) et la Société internationale de chirurgie plastique et esthétique (Isaps).
Les sessions de cette rencontre scientifique, dont les travaux se sont étalés sur trois jours consécutifs, ont été axées sur les nouveautés dans la chirurgie du sein. Ainsi, les spécialistes se sont penchés sur les dernières avancées en matière de réduction mammaire, de reconstruction mammaire à la suite d'une mastectomie, des chirurgies mini-invasives du sein, ainsi que sur les nouvelles technologies du filling du visage.
Les discours prononcés lors de la cérémonie inaugurale ont mis l'accent sur l'expertise qui distingue les spécialistes libanais, comme sur la nécessité de fixer les critères de l'exercice de la profession et de réguler par des textes de loi les apparitions médiatiques des médecins. Les conférenciers ont salué la coopération entre le ministère de la Santé, l'ordre des médecins et la LSPRAS pour amender les textes de loi et fermer les centres d'esthétique illégaux pour assurer la protection nécessaire, tant au patient qu'au secteur de la santé au Liban.
La cérémonie inaugurale a été ponctuée par une table ronde sur « Les pratiques non éthiques des chirurgies esthétiques », au cours de laquelle les conférenciers ont dénoncé les publicités mensongères et les pratiques illégales enregistrées au Liban, comme c'est le cas des centres d'esthétique et de beauté qui proposent des interventions esthétiques et en font la promotion sur les réseaux sociaux.
Selon les spécialistes, le manque de textes de loi reste la principale cause des infractions enregistrées en matière de chirurgie esthétique. À cela s'ajoutent la cupidité et le fait d'estimer que les interventions médicales esthétiques sont faciles et peuvent être pratiquées même si on n'a pas l'expertise nécessaire.
Dans le cadre de cette table ronde, plusieurs solutions qui permettent de faire face aux défis rencontrés ont été proposées, comme le fait de contrôler les normes de la profession, d'interdire les publicités, de refuser les plaintes déposées par des patients qui se sont fait traiter par des médecins qui ne sont pas membres de la LSPRAS, d'interdire les publicités mensongères et d'interdire aux médecins non spécialisés dans la chirurgie esthétique d'exercer ce métier parce qu'ils n'ont pas l'expertise nécessaire.
La LSPRAS a par ailleurs appelé les gens à s'assurer de la crédibilité du médecin spécialisé en chirurgie esthétique avant de le consulter, et ce en visitant le site web de la société à l'adresse suivante : www.lspras.com. Le site comporte le nom des chirurgiens plasticiens inscrits à la société et dont le nombre s'élève à 100. Le président de la LSPRAS, Élie Abdelhak, a expliqué dans ce cadre qu'au cours des trois dernières années, aucune plainte à l'encontre de la société n'a été déposée à l'ordre des médecins.
Enfin, l'ancien président de la Société internationale de chirurgie plastique et esthétique (ISAPS), le professeur Fouad Nahai, a relevé que « plusieurs pays du monde, au nombre desquels figurent les États-Unis, le Canada, l'Allemagne et l'Australie, font face aux mêmes défis que ceux rencontrés au Liban dans le domaine de la chirurgie esthétique ». Il a conclu en mettant l'accent sur la nécessité de déployer les efforts nécessaires pour assurer la protection du patient.
Liban - Congrès
La Société libanaise de chirurgie plastique met l’accent sur la nécessité de renforcer les garde-fous
OLJ / le 29 septembre 2017 à 00h00


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