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Moyen Orient et Monde - Crise des Rohingyas

Guterres réclame l’arrêt des opérations militaires birmanes

Le tollé international se poursuit ; Suu Kyi se dit « prête » à assurer le retour des réfugiés.

À la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, à New York, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé hier les autorités birmanes à « mettre fin aux opérations militaires (contre les Rohingyas) et permettre un accès humanitaire sans restrictions (aux populations victimes des combats) ». Drew Angerer/Getty Images/AFP

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a réclamé hier l'arrêt des opérations militaires contre les Rohingyas en Birmanie, peu après le discours à la nation birmane d'Aung San Suu Kyi, qui n'a pas apporté de solution concrète à la crise en cours.
À la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, à New York, M. Guterres a ainsi appelé les autorités birmanes à « mettre fin aux opérations militaires et permettre un accès humanitaire sans restrictions » aux populations victimes des combats. « Les opérations militaires doivent cesser, l'accès humanitaire doit être assuré et le droit rétabli, face à ce qui est, nous le savons, un nettoyage ethnique », a renchéri dans cette enceinte le président français Emmanuel Macron. La Grande-Bretagne, l'ancienne puissance coloniale, a le même jour annoncé qu'en raison de « la poursuite des violences », dont sont victimes les membres de cette minorité musulmane dans l'ouest de la Birmanie, elle suspendait son aide à l'entraînement de l'armée birmane, que les Nations unies et des ONG accusent de procéder à une « épuration ethnique ». Et ce jusqu'à un règlement « acceptable de la situation ».
Quelques heures avant l'ouverture de l'Assemblée générale, la Première ministre birmane Aung San Suu Kyi s'était dit disposée, dans une allocution télévisée en anglais et sans sous-titres en birman, depuis Naypyidaw, la capitale de la Birmanie, à organiser le retour des 421 000 Rohingyas réfugiés au Bangladesh. « Nous sommes prêts à commencer la vérification » des identités de ces personnes en vue de leur retour, avait-elle déclaré, sans préciser si les critères très restrictifs appliqués en la matière seraient assouplis.
L'opinion publique birmane est chauffée à blanc par les critiques internationales sur le sort des Rohingyas. Des milliers de personnes ont suivi dans les rues, sur des écrans géants, l'intervention de la lauréate du prix Nobel de la paix, munis de petits drapeaux nationaux et de pancartes affichant leur soutien à celle qui reste une icône dans son pays.

Les réfugiés sceptiques
Dans son discours, Mme Suu Kyi, très critiquée pour son silence et sa froideur pendant plus de trois semaines de crise, a exhorté à mettre fin aux divisions religieuses entre bouddhistes (majoritaires) et musulmans. Un message d'apaisement surtout destiné à la communauté internationale. « Nous sommes profondément désolés pour les souffrances de tous ceux qui se sont retrouvés pris au piège de ce conflit », a-t-elle dit, évoquant les Rohingyas ayant fui au Bangladesh, mais aussi les bouddhistes ayant déserté leurs villages. Mais elle n'est pas allée jusqu'à publiquement critiquer l'armée birmane. Et si elle a promis de punir tous les abus, « encore faut-il que nous disposions de preuves solides » des exactions, a-t-elle ajouté.
Une position que regrette Amnesty International, qui dénonce la « politique de l'autruche » de Mme Suu Kyi car « il existe des preuves écrasantes que les forces de sécurité sont engagées dans une campagne de nettoyage ethnique ». Les enquêteurs de l'ONU ont pour leur part demandé, hier, un « accès complet et sans entrave » à la Birmanie, l'État du Rakhine étant inaccessible aux observateurs et aux médias internationaux.
Dans les camps au Bangladesh, les nouveaux réfugiés étaient sceptiques quant à la possibilité de retour évoquée par la Première ministre birmane. « Mais comment prouverons-nous que nous sommes birmans ?
Nous n'avons pas de papiers », s'inquiétait ainsi Abdur Razzak. Les forces de l'ordre bangladaises tentent de maîtriser cette marée humaine, tandis que les nouveaux arrivants, dans l'impossibilité de s'installer dans des camps bondés, campent sur les bords des routes, dans les champs et les forêts. Hier, les autorités bangladaises ont détruit des abris à proximité du grand camp de Kutupalong.
Amina Khatun, âgée de 70 ans, avait d'abord établi une tente dans une plantation de caoutchouc, d'où elle avait été chassée. Elle s'était ensuite abritée dans une école, elle en avait également été expulsée. « Nous courons partout comme des poulets décapités. Ils nous disent de partir maintenant. Pourquoi ? » se lamente-t-elle.
Source : AFP

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a réclamé hier l'arrêt des opérations militaires contre les Rohingyas en Birmanie, peu après le discours à la nation birmane d'Aung San Suu Kyi, qui n'a pas apporté de solution concrète à la crise en cours.À la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, à New York, M. Guterres a ainsi appelé les autorités birmanes à « mettre...
commentaires (2)

POURQUOI IL NE DEMANDE PAS AUX SEPARATISTES ROHINGYAS D,ARRETER ?

JE NE COMMENTE PAS. JE PARLE AU PEUPLE.

09 h 50, le 20 septembre 2017

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Commentaires (2)

  • POURQUOI IL NE DEMANDE PAS AUX SEPARATISTES ROHINGYAS D,ARRETER ?

    JE NE COMMENTE PAS. JE PARLE AU PEUPLE.

    09 h 50, le 20 septembre 2017

  • Encore un mensonge...

    NAUFAL SORAYA

    07 h 32, le 20 septembre 2017

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