Tout le poids de la tristesse et de la douleur sur les proches de la famille de la victime, hier, dans le village de Deir Qanoun-Ras el-Aïn, à Tyr. Photo ANI
Le village de Deir Qanoun-Ras el-Aïn (caza de Tyr) s'est paré hier des couleurs du deuil, après l'annonce du meurtre de Hassan Ali Zeidane, victime d'un braquage à main armée perpétré par des voleurs, samedi en Angola. Atteint par des tirs, le jeune homme de 29 ans a été tué sur le coup. Résidant aux États-Unis, il se trouvait depuis cinq jours à peine en Angola, à la recherche d'un emploi, après un passage au Liban où il avait assisté au mariage de son frère.
Dans un mélange de tristesse, de stupeur et de consternation, le président du conseil municipal du village, Haïtham Ismaïl, a estimé que « le destin des Libanais est de payer le tribut du sang alors qu'ils se trouvent en quête de moyens de gagner de leur vie à l'étranger ».
« Si l'État leur avait fourni des opportunités d'emploi, aucun d'eux n'aurait émigré », a estimé M. Ismaïl, appelant le gouvernement à « trouver un plan pour donner un coup d'arrêt à l'émigration ».
Les proches du disparu se sont plaints également de l'absence d'une ambassade ou d'un consulat du Liban en Angola, ce qui devrait retarder considérablement le rapatriement du corps du jeune homme pour qu'il soit enterré en sa terre de Tyr.


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