Hier à Bickfaya, une messe a été dite à la mémoire de Bachir Gemayel. Photo an-Nahar
À l'occasion de la 35e commémoration de l'assassinat du président élu de la République Bachir Gemayel, une messe a été dite hier à sa mémoire en l'église Saint-Michel à Bickfaya, célébrée par le père Georges Jalkh. Nombre de personnalités ont assisté à l'office, dont le ministre des Affaires sociales Pierre Bou Assi, représentant le chef des Forces libanaises Samir Geagea. Plus tôt dans la journée, le député Nadim Gemayel, fils de Bachir Gemayel, avait déclaré que les Libanais ont besoin, aujourd'hui plus que jamais, de vivre en liberté et dans la dignité dans un Liban souverain.
Dans un entretien accordé à Radio Liban, le député de Beyrouth a rappelé que « c'est le régime syrien qui a assassiné Bachir Gemayel ». « Ce même régime, qui a voulu consolider sa mainmise sur le Liban et le transformer en une structure politique assujettie à lui, est sorti du Liban en 2005 et revient aujourd'hui à travers de nouveaux appareils de sécurité », a-t-il déploré. « Nous avons senti, ces deux dernières années, que certains des acteurs du 14 Mars ont abandonné la cause à laquelle nous ne pouvons revenir que si nous sommes unis », a-t-il affirmé, avant de poursuivre : « Mais chacun cherche à servir ses propres intérêts sans qu'il y ait d'intention de retourner à l'esprit du 14 Mars. » M. Gemayel a ainsi appelé, à l'occasion de la commémoration de l'assassinat de son père et de la fête de la Croix, « à réunifier la cause et à mettre de côté les intérêts personnels pour se consacrer à l'intérêt du peuple ».
« Nous évoquons aujourd'hui le rêve que nous avions de construire un pays à travers cet homme qui nous avait promis un État fort, souverain et indépendant, avec une armée forte et luttant contre toute sorte de corruption », a affirmé pour sa part le chef des Kataëb, Samy Gemayel. Et de poursuivre : « Nous poursuivons la lutte afin d'aboutir à l'État auquel Bachir Gemayel nous a fait rêver, dans l'espoir d'y arriver grâce à tous les citoyens qui croient en un Liban comme Bachir y avait cru. »
Samy Gemayel a appelé les Libanais à « se révolter contre cette situation du fait accompli ». « Actuellement, l'opposition s'unifie et se fraye un chemin et une place politique dans le pays », a-t-il ajouté.
L'ancien ministre Achraf Rifi s'est lui aussi exprimé, dans un tweet : « À l'occasion de la commémoration du martyre du président Bachir Gemayel assassiné par le régime syrien, nous répétons que nous sommes unis, musulmans et chrétiens, pour l'édification d'un État et pour la préservation de la souveraineté du Liban et de sa dignité. » « Nous n'oublierons jamais ce qu'a dit Nadim Gemayel le lendemain de l'assassinat de Rafic Hariri : Du martyr du 14 septembre au martyr du 14 février, tous pour le Liban. »


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DIGNE FILS DE SON PERE J'AI VISIONER VOTRE RENCONTRE A BEYROUTH LYOM, ET JE VOUDRAIS VOUS FELICITER POUR VOTRE MATURITE !!
15 h 48, le 15 septembre 2017