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Syrie: 85 jihadistes de l'EI tués près du convoi bloqué qui transporte les islamistes évacués du Liban

AFP
07/09/2017

La coalition antijihadistes dirigée par Washington a tué quelque 85 combattants du groupe Etat islamique (EI) à proximité d'un convoi de jihadistes et de civils bloqué depuis huit jours dans le désert, près de la frontière irakienne, a indiqué jeudi son porte-parole, le colonel Ryan Dillon.

"Nous n'avons pas touché le convoi lui-même" en raison de la présence de civils, mais une quarantaine de fourgonnettes conduites par des jihadistes qui tentaient de le rejoindre, a indiqué le responsable américain au cours d'une téléconférence au Pentagone, sans préciser combien de combattants de l'EI bloqués dans le convoi avaient été touchés.

"Nous avons visé les combattants de l'EI et les combattants qui tentaient de fuir par petits groupes", a expliqué le colonel Dillon. "Dès qu'ils s'éloignent suffisamment des bus nous leur tirons dessus et nous continuerons à le faire tant que nous pourrons leur tirer dessus sans toucher les civils qui font partie du convoi".

Le convoi de combattants de l'EI et leurs familles est bloqué dans la région de Deir ez-Zor depuis le 29 août. Il était initialement composé de 17 véhicules transportant 300 combattants de l'EI et autant de membres de leurs familles.

Ils avaient été chassés de la frontière libano-syrienne, à la suite d'un accord qui a mis fin à une semaine de combats et devait permettre leur transfert par bus vers la ville de Boukamal contrôlée par l'EI et située dans Deir ez-Zor, dernière province de Syrie aux mains des jihadistes. Mais l'accord a été négocié entre l'EI et le Hezbollah libanais --considéré comme une "organisation terroriste" par les Etats-Unis, tout comme l'EI.

La coalition a bloqué ce convoi juste avant son arrivée à la frontière irakienne en bombardant la route et un pont. Le 2 septembre, six des véhicules sont repartis vers la Syrie mais les 11 autres sont toujours bloqués.

Les six bus "ont roulé vers l'ouest de la Syrie et nous avons pris la décision d'arrêter de les surveiller puisqu'ils se dirigeaient vers l'intérieur", a expliqué le responsable américain. "Ce n'est pas notre problème".

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