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Nos lecteurs ont la parole - Carole Georges Chelhot

Dieu et les sacrifices

J'ai été éduquée dans un milieu conservateur chrétien. J'ai été élevée dans des écoles catholiques, j'ai commencé mes études universitaires chez les jésuites, pour les terminer dans des universités sans identité aucune, de grandes universités où on apprend à côtoyer des étudiants qui viennent étudier, et où on ne se pose pas trente-six mille questions.
Du temps de mon enfance, on m'a enseigné que je suis la fille de Dieu et qu'à ce titre, Dieu exige de moi des sacrifices. On m'a expliqué que faire des sacrifices fait plaisir à Dieu et que Dieu, dans sa grande satisfaction, me le rendra au centuple.
On m'a dit : on donne par sacrifice, on partage par sacrifice, on distribue par sacrifice, on offre par sacrifice, on obéit par sacrifice, on tend sa main vers l'autre par sacrifice, on lui cède la place par sacrifice, on lui concède nos droits par sacrifice, on acquiesce à ses égarements par sacrifice, on lui pardonne ses erreurs par sacrifice, on consent à laisser passer par sacrifice, on est à son service par sacrifice. On s'efface par sacrifice au point de se tuer et de disparaître par sacrifice.
Aujourd'hui, avec l'âge et le peu de sagesse que l'âge m'a apporté, je me dis que je suis chrétienne, il est vrai, que j'ai grandi dans un milieu conservateur chrétien, c'est tout aussi vrai, mais que faire des sacrifices pour faire plaisir à Dieu, c'est de la folie, de la pure hérésie.
Dieu ne me recommande pas de faire des sacrifices.
Dieu n'a certainement pas besoin de sacrifices pour poser son regard sur moi, parce qu'Il ne lui plairait pas de me voir basculer dans des dévotions et des adorations, des effusions et des missions qui m'apporteraient souffrances et mortifications. Il ne Lui conviendrait pas de voir sa fille se noyer dans des abnégations et des vénérations insensées et effrénées pour mériter sa bonté divine et sa clémence céleste.
Il me commande de vivre pleinement, de rêver sûrement, de préserver mon intégrité absolument, et de jouir de liberté complètement.
Il me commande d'aimer mon prochain tel que moi-même, de lui donner comme je donnerais à moi-même, de l'accepter comme je m'accepterais moi-même, de le respecter dans sa différence tel que je me respecterais moi-même, de lui pardonner comme je pardonnerais à moi-même, dans un altruisme outré, un dévouement incommensurable et un bonheur parfait.
Dieu, alors, dans son amour immense, me prendra dans ses bras pour me bercer !
Bonne fête de l'Adha à nous tous.

 

J'ai été éduquée dans un milieu conservateur chrétien. J'ai été élevée dans des écoles catholiques, j'ai commencé mes études universitaires chez les jésuites, pour les terminer dans des universités sans identité aucune, de grandes universités où on apprend à côtoyer des étudiants qui viennent étudier, et où on ne se pose pas trente-six mille questions.Du temps de mon enfance, on m'a enseigné que je suis la fille de Dieu et qu'à ce titre, Dieu exige de moi des sacrifices. On m'a expliqué que faire des sacrifices fait plaisir à Dieu et que Dieu, dans sa grande satisfaction, me le rendra au centuple.On m'a dit : on donne par sacrifice, on partage par sacrifice, on distribue par sacrifice, on offre par sacrifice, on obéit par sacrifice, on tend sa main vers l'autre par sacrifice, on lui cède la place par...
commentaires (2)

DIEU N,EXIGE RIEN DE PERSONNE ! LA VIE A DEUX VOIES LA BONNE ET LA MAUVAISE... ET C,EST NOUS QUI CHOISISSONS !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

09 h 35, le 07 septembre 2017

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Commentaires (2)

  • DIEU N,EXIGE RIEN DE PERSONNE ! LA VIE A DEUX VOIES LA BONNE ET LA MAUVAISE... ET C,EST NOUS QUI CHOISISSONS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 35, le 07 septembre 2017

  • Merci d'avoir compris l'inutilité du "dolorisme", phénomène qui résulte d'un certain type de spiritualité du Moyen-Age occidental qui accorde une vertu salvatrice à la souffrance et à la douleur, à l'image de Jésus de Nazareth crucifié.

    COURBAN Antoine

    07 h 37, le 07 septembre 2017

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