Brexit
Moins de 10 banques ont demandé un passeport européen
Moins de dix banques sur la quarantaine qui gèrent leurs opérations dans l'Union européenne depuis le Royaume-Uni ont jusqu'ici demandé à bénéficier d'un passeport européen pour poursuivre leurs activités une fois que le pays aura quitté l'UE, selon des sources proches des autorités de régulation. Le rythme lent des demandes de licences européennes suscite des interrogations à la Banque centrale européenne (BCE), qui estime notamment que certains établissements ne font pas assez pour se préparer au Brexit ou envisagent même d'échapper à la supervision en profitant de brèches dans la réglementation.
Au cours des deux derniers mois, bien qu'un nombre croissant de banques aient déclaré envisager à la suite du Brexit de créer de nouvelles filiales dans l'Union européenne, notamment à Francfort et Dublin, peu de demandes formelles de licences ont été enregistrées, selon des sources proches de la BCE, chargée de superviser les principales banques de la zone euro.
L'emplacement du siège européen des banques d'investissement est une question épineuse dans les négociations de sortie du Royaume-Uni de l'UE. La BCE redoute que certains établissements parviennent à échapper à sa supervision en créant des filiales de courtage (broker-dealers) au lieu d'une vraie banque. Avec une telle initiative, ces banques ne seraient plus soumises aux règles financières de l'UE mais uniquement au seul contrôle des autorités nationales du pays dans lequel elles sont basées.
Énergie
ExxonMobil projette un forage au large de Chypre en 2018
Le géant américain ExxonMobil a annoncé hier qu'il comptait commencer le forage de deux sites au second semestre 2018 pour explorer les réserves énergétiques au sud des côtes de l'île méditerranéenne de Chypre. Les préparations en vue du forage sont déjà en cours, a déclaré lors d'une présentation à Nicosie Tristan Aspray, le vice-président d'ExxonMobil. Ce dernier et la Qatar Petroleum ont signé plus tôt cette année un contrat de licence avec le gouvernement chypriote pour explorer le bloc 10,
situé près du champ gazier égyptien Zohr, où d'immenses réserves de gaz ont été découvertes en 2015.
Chypre espère devenir à terme un acteur énergétique majeur en Méditerranée orientale et construire un terminal à terre pour exporter du gaz vers l'Europe et l'Asie à l'horizon 2022.
Iran
Accord entre l'Iran et Sofregaz France
La National Iranian Oil Company (NIOC), la compagnie nationale pétrolière iranienne, a signé hier un contrat de 42 millions d'euros (50 millions de dollars) avec Sofregaz France pour la reprise du torchage dans une raffinerie à South Pars, le plus grand domaine gazier au monde, a annoncé hier l'agence de presse Islamic Republic (IRNA). Le groupe iranien Samin est également signataire de l'accord. Total avait déjà signé un accord avec Téhéran en juillet dernier pour développer la phase II de South Pars, marquant le premier grand investissement énergétique occidental en Iran depuis la levée des sanctions.
États-Unis
Huit milliards de dollars pour les victimes de l'ouragan Harvey
La Chambre des représentants américaine a adopté hier une première enveloppe d'urgence réclamée par le président Donald Trump, d'un montant de 7,85 milliards de dollars, pour les victimes de la tempête Harvey, dans un rare consensus. Les élus de la Chambre basse du Congrès ont voté par 419 voix contre 3 en faveur de ces crédits, qui iront principalement à l'agence fédérale des situations d'urgence, FEMA. Le Sénat doit voter à son tour dans les prochains jours.
Les trois « non » sont venus d'élus républicains conservateurs, qui se plaignaient que ces dépenses ne soient pas financées par des économies ailleurs dans le budget. Ces fonds ne sont présentés que comme un acompte d'une facture qui pourrait s'élever au fil des mois à plus de 100 milliards de dollars, selon les élus. Les débats devraient être moins expéditifs au Sénat, où la majorité républicaine pourrait amender le texte pour lui adjoindre un relèvement de la limite de la dette fédérale américaine, alors qu'une échéance se profile dans les prochaines semaines.
Moins de dix banques sur la quarantaine qui gèrent leurs opérations dans l'Union européenne depuis le Royaume-Uni ont jusqu'ici demandé à bénéficier d'un passeport européen pour poursuivre leurs activités une fois que le pays aura quitté l'UE, selon des sources proches des autorités de régulation. Le rythme lent des demandes de licences européennes suscite des interrogations à la Banque centrale européenne (BCE), qui estime notamment que certains établissements ne font pas assez pour se préparer au Brexit ou envisagent même d'échapper à la supervision en profitant de brèches dans la réglementation.Au cours des deux derniers mois, bien qu'un nombre croissant de banques aient déclaré envisager à la suite du Brexit de créer de nouvelles filiales dans...


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