La justice serbe a validé lundi l'inculpation de cinq hommes serbes pour des crimes de guerre commis contre des musulmans de Serbie durant le conflit qui a ravagé la Bosnie de 1992 à 1995.
Ces suspects sont soupçonnés d'avoir été membres d'un groupe de paramilitaires serbes qui, le 27 février 1993, a arrêté un train dans la petite gare de montagne à Strpci, aux confins de la Serbie et de la Bosnie.
Vingt hommes, principalement des musulmans de Serbie, originaires de la région de Novi Pazar, avaient été contraints d'en descendre de force. Novi Pazar est la principale ville de la région serbe du Sandzak, majoritairement peuplée de Bosniaques musulmans. Cette zone était restée à l'écart du conflit. Torturés, ils avaient été assassinés. Leurs cadavres avaient été jetés dans la rivière Drina.
Les cinq personnes inculpées à Belgrade l'avaient été une première fois en mars 2015, mais, à plusieurs reprises, le dossier avait été renvoyé au parquet. Elles sont actuellement libres.
Dans ce dossier, onze autres suspects ont été inculpés en Bosnie. Un d'entre eux, qui a plaidé coupable, a négocié en 2016 une peine de 5 ans de prison, alors que les dix autres sont en procès.
Un autre membre de ce groupe de paramilitaires a été jugé au Monténégro et condamné en 2002 à quinze ans de prison.
Le leader de ce groupe était le Serbe de Bosnie, Milan Lukic, condamné à perpétuité par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) pour d'autres crimes de guerre.
Le conflit intercommunautaire de Bosnie a fait environ 100.000 morts entre 1992 et 1995.
Ces suspects sont soupçonnés d'avoir été membres d'un groupe de paramilitaires serbes qui, le 27 février 1993, a arrêté un train dans la petite gare de montagne à Strpci, aux confins de la Serbie et de la Bosnie.
Vingt hommes, principalement des musulmans de Serbie, originaires de la région de Novi Pazar, avaient été contraints d'en descendre de force. Novi Pazar est la principale ville de la région serbe du Sandzak, majoritairement peuplée de Bosniaques musulmans. Cette zone était restée à l'écart du conflit. Torturés, ils avaient été assassinés. Leurs cadavres avaient été jetés dans la rivière Drina.
Les cinq personnes...

