Rechercher
Rechercher

Économie - États-Unis

L’ouragan Harvey ne devrait pas détourner la Fed de sa voie

La raffinerie de Marathon Texas. Plusieurs raffineries ont été à l’arrêt après le passage de l’ouragan Harvey. Brendan Smialowski/AFP

Les conséquences économiques de l'ouragan Harvey ne faciliteront pas la tâche de la Réserve fédérale (Fed). Mais rien a priori ne devrait modifier l'orientation de sa politique monétaire.
En dépit des ravages causés par l'ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans en août 2006, la banque centrale avait continué de remonter les taux d'intérêt, comme le montrent les comptes-rendus des réunions qui suivirent la catastrophe. Janet Yellen, l'actuelle présidente de la Fed, soulignait alors que changer de cap monétaire pour cause d'ouragan « risquerait de désorienter de manière dommageable les intervenants de marché ». Sept années après, la tempête Sandy était à peine mentionnée le jour même dans le compte-rendu de la Fed.
Si les catastrophes naturelles ont des répercussions graves à un niveau local, la plupart des économistes s'accordent à dire qu'à une échelle nationale l'impact sur le long terme est moindre : les coûts à court terme étant compensés, voire dépassés, par les retombées économiques de la reconstruction. « Cet événement malheureux n'aura sans doute aucun effet sur la trajectoire générale de l'économie ou de la politique monétaire », estiment Brett Ryan et Matthew Luzzetti, économistes de Deutsche Bank.

Des dégâts à 30 milliards de dollars
À court terme, il y aura notamment une hausse des inscriptions au chômage et peut-être une croissance de l'emploi plus lente que prévu et des ventes au détail en repli. Mais à l'image des variations saisonnières qui affectent les statistiques économiques, une période en demi-teinte sera ensuite compensée, grâce aux aides fédérales et aux premiers chèques d'indemnisation. « En règle générale, les ouragans sont un coup de bambou sur le court terme et un coup de fouet à moyen terme pour l'économie », notent Michael Feroli et Daniel Silver, analystes de JPMorgan.
Goldman Sachs évalue à 30 milliards de dollars les premiers dommages, ce qui fait de Harvey l'un des 10 ouragans les plus destructeurs depuis la Deuxième Guerre mondiale, mais loin derrière les 150 milliards de dollars de Katrina.
Même si les raffineries et d'autres sites seront sans doute à l'arrêt pendant quelque temps, Eric Smith, professeur de l'université Tulane, observe que les sites côtiers ont été conçus pour résister à des rafales de vent d'une intensité supérieure à celles qui ont accompagné le passage de Harvey. Le secteur pétrolier a pris conscience du risque d'inondation après Katrina, c'est pourquoi certains équipements ont été surélevés pour ne pas subir des dégâts irréparables du fait de la montée des eaux, explique-t-il.
Dans tous les cas, ce n'est pas Harvey qui risque de faire changer d'avis Mme Yellen et ses collègues sur un éventuel changement de cap de la politique monétaire de Fed, assurent les analystes.
Howard SCHNEIDER / Reuters

Les conséquences économiques de l'ouragan Harvey ne faciliteront pas la tâche de la Réserve fédérale (Fed). Mais rien a priori ne devrait modifier l'orientation de sa politique monétaire.En dépit des ravages causés par l'ouragan Katrina à la Nouvelle-Orléans en août 2006, la banque centrale avait continué de remonter les taux d'intérêt, comme le montrent les comptes-rendus des réunions qui suivirent la catastrophe. Janet Yellen, l'actuelle présidente de la Fed, soulignait alors que changer de cap monétaire pour cause d'ouragan « risquerait de désorienter de manière dommageable les intervenants de marché ». Sept années après, la tempête Sandy était à peine mentionnée le jour même dans le compte-rendu de la Fed.Si les catastrophes naturelles ont des répercussions graves à un niveau local, la plupart des...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut