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Nos lecteurs ont la parole - Par Naji Kassis

Pour se souvenir de Fadwa Suleiman...

Elle était brune, avec un beau visage triste et régulier, elle était comédienne, elle était surtout l'une des premières militantes de la liberté à s'être dressée en 2011 contre la dictature de Bachar el-Assad, et à avoir bravé pacifiquement, pendant une année entière, les sinistres sbires du tyran baassiste. Elle s'appelait Fadwa Suleiman et s'est éteinte des suite d'un cancer, jeudi 17 août à Paris, où elle a fini par se réfugier en 2012, d'où elle avait continué son dérisoire combat.
La triste cruauté de son destin est d'être partie avant de voir tomber ce monstre de noirceur et de lâcheté qui gouverne la Syrie et dont le maintien au pouvoir a déjà occasionné la mort de plus de 330 000 personnes.
Fadwa Suleiman est morte, mais Assad, Poutine, Khamenei, Nasrallah ou Erdogan sont, eux, bien vivants et en excellente santé. Les voies du Seigneur sont parfois vraiment impénétrables, voire révoltantes ! Malgré l'indifférence et la honte dans lesquelles le monde entier se retrouve vautré quand il s'agit du drame syrien, la moindre des choses que l'on puisse faire est de prendre un moment pour lui rendre hommage.
Peut-être qu'un jour, quand le régime Assad aura disparu dans les poubelles de l'histoire, quand les historiens auront pris le temps d'analyser en profondeur les raisons de cette passivité insupportable qui ronge aujourd'hui la communauté internationale, peut-être que ce jour-là nos descendants se souviendront-ils de nouveau du nom de Fadwa Suleiman et de ces quelques autres militants disparus qui auront permis de sauver, si c'est encore possible, le peu d'humanité qui reste encore dans ce monde en lambeaux.

 

Elle était brune, avec un beau visage triste et régulier, elle était comédienne, elle était surtout l'une des premières militantes de la liberté à s'être dressée en 2011 contre la dictature de Bachar el-Assad, et à avoir bravé pacifiquement, pendant une année entière, les sinistres sbires du tyran baassiste. Elle s'appelait Fadwa Suleiman et s'est éteinte des suite d'un cancer, jeudi 17 août à Paris, où elle a fini par se réfugier en 2012, d'où elle avait continué son dérisoire combat.La triste cruauté de son destin est d'être partie avant de voir tomber ce monstre de noirceur et de lâcheté qui gouverne la Syrie et dont le maintien au pouvoir a déjà occasionné la mort de plus de 330 000 personnes.Fadwa Suleiman est morte, mais Assad, Poutine, Khamenei, Nasrallah ou Erdogan sont, eux, bien vivants et en...
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