Le président des Kataëb, le député Samy Gemayel, a réitéré hier son appel à la démission du gouvernement « parce qu'il est déjà démissionnaire de ses devoirs à l'égard des Libanais ».
Dans un communiqué publié à l'issue de la réunion hebdomadaire du bureau politique des Kataëb, présidée par M. Gemayel, le parti a accusé le gouvernement d'« échec, d'impuissance et d'incohérence sans précédent dans le traitement des dossiers, comme s'il n'y avait pas de pouvoir exécutif gouvernant le pays, que ce soit au niveau de la prise de position et de l'exercice du pouvoir. Et si le Conseil des ministres tient une réunion, ce serait pour la répartition des gains, et non pas pour appliquer la Constitution, préserver la souveraineté perdue et traiter les problèmes des citoyens, après qu'il se fut volontairement soumis et eut soumis sa décision au pouvoir de tutelle, perdant ainsi son initiative et sa volonté », tonne le communiqué.
Les Kataëb ont réitéré leur appel à la démission du gouvernement, ils réclament la formation d'un Conseil des ministres technocrate qui supervisera la tenue des élections législatives en toute neutralité et objectivité. M. Gemayel a promis aux Libanais « d'œuvrer en collaboration avec eux, en tant qu'opposition, afin que l'État se réapproprie son autorité et sa décision libre ».
« La réunion élargie convoquée par le président Michel Aoun pour débattre une fois de plus avec différents acteurs socio-économiques des mesures devant financer la grille des salaires est une preuve de l'imprévoyance du gouvernement et de son incapacité de comprendre les répercussions de l'adoption de la grille, et une seconde preuve de l'échec des députés qui ont voté pour cette loi », peut-on lire dans le communiqué. Et de poursuivre : « Le parti Kataëb, qui a présenté des solutions (au financement de la grille) et qui s'est avéré avoir raison de refuser cette loi débattue de façon chaotique, appelle encore une fois le président de la République à renvoyer le projet au Parlement. »
Par ailleurs, le parti Kataëb s'est insurgé contre « l'insistance du pouvoir politique à vouloir assujettir et vider les institutions des personnes compétentes au profit du sectarisme et du clientélisme, contrairement à tous les principes constitutionnels et juridiques qui régissent les institutions étatiques, ce qui faciliterait l'action de se dérober à la surveillance et à la demande de comptes ».
Liban - Opposition
Les Kataëb appellent de nouveau à la démission du gouvernement
OLJ / le 15 août 2017 à 00h00


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Mon cher Cheikh Sami, ayez pitie pour Dieu . ayez pitie des membres de ce gouvernement qui triment jour et nuit pour le bien de la nation, du peuple , voir du monde arabe.... ayez pitie de leur succes -involontaire- a nous ridiculiser- malgre nous bien entendu - faites de votre mieux pour qu'au prochain gouvernement , quelques bonnes tetes y soient placees.
10 h 39, le 15 août 2017