Achraf Rifi appelle « à une initiative nationale contre la tutelle iranienne ». Photo ANI
C'est un véritable plaidoyer contre ce qu'il a appelé « la tutelle iranienne qui a remplacé la tutelle syrienne » qu'a lancé hier l'ancien ministre Achraf Rifi. Lors d'une conférence de presse en son domicile à Tripoli, M. Rifi s'est clairement positionné comme candidat de l'opposition, se déclarant « prêt à mener l'élection législative partielle à Tripoli » et appelant à « une initiative nationale contre la tutelle iranienne ».
Une élection partielle devrait avoir lieu cette année à Tripoli pour combler le siège laissé vacant par le décès du député Badr Wannous, avant la date du prochain scrutin national qui n'aura lieu qu'en 2018 (les dates ne sont pas encore fixées).
« J'appelle les forces qui s'opposent à l'orientation politique du pouvoir à se réunir autour de points communs », a-t-il dit, citant nommément l'ancien président Michel Sleiman, les forces de la société civile, le parti Kataëb, le Parti national libéral (PNL), le Mouvement de l'indépendance, le Bloc national, le Renouveau démocratique, le coordonnateur des forces du 14 Mars Farès Souhaid, ainsi que les personnalités et mouvements chiites hostiles au Hezbollah. Il a également « appelé le courant du Futur et les Forces libanaises à réévaluer l'intérêt de leur présence dans un gouvernement qui se maintient sous la coupe de la tutelle iranienne ».
L'ancien ministre a évoqué l'épisode récent des rafles de l'armée à Ersal, se demandant si « le mini-État (NDLR : en référence au Hezbollah) compte impliquer l'armée dans des projets qui servent l'agenda iranien, sous les yeux d'un pouvoir impuissant et complice ». Sachant que le Hezbollah « négocie avec le Front al-Nosra concernant le changement démographique en Syrie », mais met l'armée « en porte-à-faux » avec ces groupes.
« Qui donne les ordres à l'armée, est-ce le gouvernement libanais ou les chambres d'opération du mini-État ? » a lancé M. Rifi. « Quel est le plan du gouvernement pour protéger les frontières et que fera le pouvoir pour protéger Ersal et sa population », s'est-il demandé, soulignant les conséquences dramatiques de toute « agression » contre ce village frontalier. « Pourquoi est-il interdit au Liban de faire appel aux Nations unies pour sécuriser les frontières dans le cadre de la résolution 1701, a-t-il ajouté. Et, enfin, pourquoi aucune enquête autour de la mort des détenus syriens (arrêtés par l'armée) n'a été menée, sachant que l'armée en a effectué par le passé, et que cela est de nature à protéger sa réputation ? »


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LE SEUL HOMME LIBRE DE SES PENSEES ET DE SES ACTES... IL N,A DE COMPTE A RENDRE A PERSONNE !
13 h 22, le 17 juillet 2017