Le ministre d'État à la Planification, Michel Pharaon, a soulevé hier nombre de questions liées aux derniers développements politiques, notamment la nécessité de délimiter les frontières avec la Syrie, le retour des déplacés, les armes illégales et les prochaines élections législatives.
« Il n'y a pas de justificatif aujourd'hui à ne pas avancer dans l'application de la résolution 1680 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui stipule la délimitation des frontières libano-syriennes, notamment dans les régions de la Békaa-Nord, à Ersal et dans les fermes de Chebaa », a souligné M. Pharaon dans une déclaration, évoquant « la crise sécuritaire dont pâtissent ces zones ».
Sur la question du retour des déplacés et de la demande du Hezbollah de favoriser dans ce registre le dialogue avec le régime Assad, le ministre d'État à la Planification a estimé qu' « il aurait été plus opportun que certains responsables s'abstiennent de promouvoir les intérêts du régime syrien », affirmant que « la sensibilité est grande et la provocation rapide, eu égard aux sacrifices et prix payés par l'État et le peuple libanais au niveau de ce dossier, dont le responsable est d'ailleurs la Syrie et non le Liban ».
M. Pharaon a dans ce cadre affirmé que « le Liban est disposé en permanence à offrir des facilités pour le retour des déplacés et à coopérer avec toute proposition ou carte de route à ce niveau », insistant sur le fait qu' « il n'est nul besoin aujourd'hui d'entreprendre des négociations politiques avec le régime syrien ». Et d'ajouter : « Il est nécessaire de faire participer toutes les parties concernées, à l'échelle des forces internationales et du Conseil de sécurité de l'ONU, sachant que le pays ne peut supporter ce fardeau ni offrir des cadeaux gratuits dont les objectifs sont loin de la question du retour des déplacés. »
Les armes du Hezbollah
M. Pharaon a par ailleurs stigmatisé la détention d'armes par le Hezbollah. « Il est urgent de résoudre la question des armes détenues en dehors du cadre de l'État et de se maintenir dans les limites de la stratégie de défense, ainsi que dans l'orbite du discours d'investiture et de la distanciation du Liban », a déclaré M. Pharaon, déplorant par ailleurs les déclarations du chef du parti chiite, Hassan Nasrallah, « hostiles à des États arabes proches du pays, et partant néfastes à celui-ci ».
Abordant enfin la question des prochaines élections législatives, M. Pharaon a estimé que cette fois « la formation des listes sera plus délicate, même si la proportionnelle favorise la représentation des différentes parties ». « La bataille électorale a changé de profil, sachant que lors du scrutin de 2009, elle s'était déroulée entre le Mouvement du 14 Mars et celui du 8 Mars », a-t-il noté, soulignant toutefois qu'il ne se départira « ni des thèmes et principes du 14 Mars ni du soutien au sexennat ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
JUSTIFICATION... NON ! DES VOLONTES DOUTEUSES POUR S,AGGRIPPER CONTINUELLEMENT A LA REGION DU SUD EN CREANT DES CAUSES INEXISTANTES...
10 h 33, le 11 juillet 2017