Liban

Donner de son vivant

Don d’organes

Le sujet reste entouré au Liban de préjugés à tous les niveaux. Cette série d'articles bimensuels vise à faire la lumière sur les différents aspects de ce don de vie.

30/06/2017

Le don d'organes de personnes vivantes est encouragé à l'échelle mondiale, en raison de la pénurie d'organes et parce que les résultats sont meilleurs. Qui peut être candidat, quels organes peut-on prélever et quelle est la démarche à suivre ? Le point avec le Comité national pour le don et la greffe des organes et des tissus (NOD Liban).

 

(Lire aussi : Comment devenir donneur d'organes au Liban)

 

Qui ?
Une personne apparentée ou non au patient.
– Le donneur apparenté : dans ce cas, le lien de parenté ne doit pas dépasser le quatrième degré. Le donneur peut être un frère, une sœur, le père, la mère, un cousin, une cousine, un oncle, une tante. S'il s'agit d'un parent par alliance (mari, épouse, beau-frère, belle-sœur, belle-mère, beau-père), deux ans au moins doivent s'être écoulés depuis le mariage pour accepter le don, ou encore le couple doit avoir un enfant. En cas d'un enfant adoptif, les formalités d'adoption doivent être présentées. Le donneur doit être âgé entre 21 et 70 ans.

– Le donneur non apparenté : dans ce cas, le donneur et le receveur doivent être de la même nationalité. Le candidat au don doit être âgé entre 25 et 55 ans.
Avant de procéder au prélèvement, le dossier doit être présenté à un comité médical désigné par le ministère de la Santé. S'il est retenu, il sera soumis à une commission d'éthique (également désignée par le ministère de la Santé), qui mène une enquête auprès du candidat au don et du receveur séparément pour s'assurer que le don se fait gratuitement pour des motifs purement humanitaires.
Cette étape passée, le dossier sera alors présenté au NOD pour un contrôle administratif et pour s'assurer que tous les documents sont conformes aux règlements d'un point de vue médical, législatif et éthique.
Une fois que le ministère de la Santé donne son approbation, et avant de procéder au prélèvement, le donneur et le receveur doivent signer un engagement chez un notaire, en présence d'un parent du premier degré, assurant que le don est gratuit et que l'opération se fait à leur propre responsabilité.
Cette procédure est obligatoire quel que soit le tiers payant.

 

Quels organes ?
Un rein, un poumon, une partie du foie, la moelle osseuse, la membrane amniotique (pour remplacer la cornée) sont les organes qui peuvent être pris d'un donneur vivant. Au Liban, les greffes du rein, de la moelle osseuse, du foie et de la membrane amniotique sont pratiquées.

 

Comment ?
Que le donneur soit apparenté ou pas, la procédure médicale est la même. Elle dure environ six mois, au cours desquels le donneur doit faire l'objet d'une évaluation psychique pour s'assurer que le don ne se fait pas sous pression. Il doit être informé de toute la procédure à suivre et de ses conséquences sur le court et le long termes. Il doit aussi être en très bonne santé pour éviter un éventuel problème de santé à l'avenir. Pour effectuer le don, il doit signer le formulaire de consentement éclairé.
Après le don, il doit faire l'objet d'un suivi médical deux fois dans l'année qui suit le don, puis à raison d'une fois toutes les deux années.

 

Pourquoi ?
Cette série de garde-fous a permis de limiter le don d'organes à base commerciale et d'encourager le don apparenté qui est passé de moins de 30 % à plus de 80 %. Au Liban, entre 80 et 100 greffes par an sont pratiquées sur des donneurs vivants.

 

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ET LE TRAFIC D,ORGANES BAT SON PLEIN UN PEU PARTOUT MAIS SURTOUT DANS LES PAYS PAUVRES OU DES ENFANTS SE DEPOSSEDENT DE LEURS ORGANNES POUR QUELQUES CENTAINES DE DOLLARS SI CE N,EST MOINS...

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