Selon Boeing, 240 exemplaires du 737 MAX 10 ont déjà été vendus auprès de dix clients Boeing à la 52ème édition du salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget. Pascal Rossignol/Reuters.
Le consortium européen Airbus et son concurrent américain Boeing ont rivalisé d'annonces de commandes d'avions hier au premier jour du Salon aéronautique du Bourget, inauguré par le président français Emmanuel Macron.
Dès le coup d'envoi du Salon, Boeing a divulgué une série de commandes chiffrées en milliards de dollars dont plusieurs engagements d'achat de son dernier appareil, le 737 MAX 10, qu'il a lancé à l'occasion du Salon. Ce mono-couloir de 190 à 230 sièges doit entrer en service d'ici à 2020 et sera « le mono-couloir le plus performant dans les cieux » a déclaré devant la presse Kevin McAllister, le patron de la branche aviation civile de Boeing. Au total selon Boeing, 240 exemplaires du MAX 10 ont déjà été vendus auprès de dix clients, dont 50 à la compagnie indonésienne Lion Air (pour une valeur de 6,24 milliards de dollars) et 40 à l'indienne SpiceJet (4,7 milliards de dollars).
Édition moins faste
Cette version allongée de son moyen-courrier best-seller est une réponse à la concurrence âpre de l'A321neo d'Airbus, grâce auquel l'avionneur européen s'est taillé une part de 60 % du marché des moyen-courriers remotorisés. Côté européen, la réponse a fusé, Airbus annonçant à son tour une commande de 100 A320neo (10 milliards de dollars) puis une autre de 12 Airbus A321neo de l'américain Air Lease Corporation(1,5 milliard de dollars). Au même moment, en marge du Salon, la Commission européenne a autorisé une aide de 377 millions d'euros (420 millions de dollars) accordée par la France et l'Allemagne pour le développement d'un nouvel hélicoptère de transport d'Airbus, baptisé X6. « L'Europe doit gagner en puissance », et « doit pouvoir s'appuyer sur un secteur spatial et aéronautique qui soit robuste, dynamique et innovant », a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici.
Sur le front des commandes d'appareils, cette édition ne devrait pourtant pas connaître le faste des années précédentes. Le secteur reste cependant porté par la croissance du trafic aérien dans le monde, et les grands avionneurs ont devant eux de huit à dix années de production en carnet de commandes. Airbus, qui a publié récemment des prévisions de marché sur 20 ans en hausse, prévoit un doublement de la flotte mondiale d'ici à 2036, à 35 000 nouveaux appareils pour une valeur de 5 300 milliards de dollars. Boeing doit publier les siennes aujourd'hui, mais M. McAllister a dit dimanche tabler sur un besoin de 41 000 avions d'ici à 20 ans.
Sources : agences


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