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Liban

Empoignade entre des activistes et les forces de l’ordre place de l’Étoile

Une empoignade a eu lieu hier à la place de l'Étoile entre des protestataires qui dénonçaient la nouvelle loi électorale et les forces de l'ordre chargées de la protection du Parlement.
Rassemblés pour dire leur dernier mot avant l'adoption du nouveau code électoral, les manifestants ont lancé des œufs et des tomates sur le pare-brise des véhicules des députés à l'entrée du Parlement, provoquant le courroux des forces de sécurité qui, à leur tour, auraient eu également droit à une lancée d'œufs et de tomates. Une altercation entre les deux parties a suivi. Dans un communiqué, la police du Parlement a précisé que « la version livrée par les médias et par les réseaux sociaux n'est pas rigoureuse », soulignant que « certaines vidéos qui ont circulé ont été tronquées ». Le communiqué souligne que les protestataires ont également lancé « des pierres contre les voitures d'un certain nombre de députés. Ils ont tenté de dépasser le barrage sécuritaire en s'attaquant aux agents de la sécurité privée des membres du Parlement, réussissant à saisir l'arme personnelle de l'un d'entre eux en le poussant par terre. Les unités chargées de la sécurité du Parlement sont alors intervenues pour le libérer ».

Une loi mutilée
L'incident n'a pas empêché les activistes – l'Association libanaise pour la démocratie des élections (LADE), Le choix de la citoyenneté (Khayar al-Mouwatana), « Vous puez ! », et « Nous demandons des comptes » – d'exprimer leur opinion de ce qu'ils considèrent être une véritable « mascarade ».
Dans un communiqué lu par la secrétaire générale de la LADE, Zeina Hélou, l'association Khayar al-Mouwatana a dénoncé un texte de loi « qui ne répond aucunement à nos aspirations », pointant du doigt la double prorogation du Parlement, à laquelle vient s'ajouter une troisième placée sous le label du report technique.
« Après avoir avalisé à deux reprises une prorogation de la législature, les forces politiques se sont enfin réveillées pour adopter une nouvelle loi, en pavant la voie d'ores et déjà à une troisième prorogation sous prétexte qu'elles doivent se préparer pour mettre en application les réformes envisagées dans le texte », a déclaré Mme Hélou. Et de dénoncer une mouture qui a été « concoctée en dehors des institutions, de l'État et selon un mécanisme verrouillé qui n'a pas pris en compte l'opinion des citoyens ».
« Ce projet, poursuit l'activiste, présage d'une proportionnelle défigurée, en vue de faire croire aux citoyens que le régime électoral proposé va permettre une rectification de la représentation ».
Mme Hélou a dénoncé tour à tour la clause relative au plafond des dépenses électorales, considéré « très élevé puisqu'il peut atteindre des millions de dollars », l'absence du quota féminin, le refus d'accorder aux militaires le droit de vote et le rejet de l'abaissement de l'âge de vote à 18 ans.
« Cerise sur le gâteau, l'adoption de la carte d'électeur magnétisée nous rappelle drôlement l'expérience des cartes d'électeur (ordinaires, mises en circulation à la veille des élections de 2005) qui avaient été utilisées à l'époque pour faire pression sur les votants et qui ont été, dans certains cas, retenues par les autorités compétentes ». Selon l'association, l'argument des nouvelles cartes magnétisées est utilisé aujourd'hui pour justifier un report technique des élections.

Une empoignade a eu lieu hier à la place de l'Étoile entre des protestataires qui dénonçaient la nouvelle loi électorale et les forces de l'ordre chargées de la protection du Parlement.Rassemblés pour dire leur dernier mot avant l'adoption du nouveau code électoral, les manifestants ont lancé des œufs et des tomates sur le pare-brise des véhicules des députés à l'entrée du Parlement, provoquant le courroux des forces de sécurité qui, à leur tour, auraient eu également droit à une lancée d'œufs et de tomates. Une altercation entre les deux parties a suivi. Dans un communiqué, la police du Parlement a précisé que « la version livrée par les médias et par les réseaux sociaux n'est pas rigoureuse », soulignant que « certaines vidéos qui ont circulé ont été tronquées ». Le communiqué souligne que les...
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