Deux manifestants libanais, venus exprimer leur opposition à la prorogation du mandat des députés, sont arrêtés par des policiers en civil, le 16 juin 2017, place Riad Solh, dans le centre-ville de Beyrouth. Photo Marwan Assaf
Plusieurs députés libanais, ainsi que le Premier ministre Saad Hariri, sont arrivés vendredi, peu avant 14h, au siège du Parlement sur la place de l’Étoile, dans le centre-ville de Beyrouth, afin de voter lors d'une séance plénière la nouvelle loi électorale qui prévoit une prorogation de onze mois, en principe, du mandat de la Chambre.
De nombreux convois appartenant à des parlementaires ont été accueillis sous les huées de dizaines de manifestants qui dénoncent une troisième prorogation du mandat de la Chambre, après celles de 2013 et 2014. Quelques heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont eu lieu sur la place Riad Solh, non loin de la place de l’Étoile qui était bouclée pour la tenue de la séance.
La nouvelle loi prévoit la tenue des législatives le 8 mai 2018, alors que les élections auraient dû se dérouler ce mois-ci. Le texte prévoit la proportionnelle avec 15 circonscriptions, qualifié de "consensuel".
Le vote du projet de loi se fera en une seule fois, et non article par article. De plus, s'il sera permis aux députés d'émettre des réserves, ils n'auront pas le droit de prolonger le débat.
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