Le Premier ministre hier, durant l'iftar, aux côtés notamment de Marwan Hamadé. Photo Dalati et Nohra
Le Premier ministre Saad Hariri a assuré hier soir qu'« il y aura une nouvelle loi électorale ». « Pour toutes les parties politiques, il s'agit de la seule issue », a indiqué M. Hariri, au cours d'un iftar au Grand Sérail en présence notamment des ministres Marwan Hamadé, Ayman Choucair, Melhem Riachi, Ghattas Khoury et Mohammad Kabbara. « Pour moi, la question de la loi de 1960 est une page qui est tournée. Nous finirons de la question de la proportionnelle sur base des quinze circonscriptions, du vote préférentiel et du mode de décompte des voix entre aujourd'hui et demain », a-t-il poursuivi. « Mercredi, nous aurons une loi électorale (...). Je ne pense pas que quiconque veuille torpiller ce processus », a souligné le président du Conseil. « Si quelqu'un pense qu'en faisant preuve de duplicité, je voudrais en arriver à la loi de 1960, je lui réponds : moi, Saad Hariri, je ne serai pas candidat aux élections sur base de la loi de 1960, et il en sera de même pour le courant du Futur. C'est ma position ; je l'ai déjà dite à toutes les parties par le passé, et je le fais pour la première fois maintenant dans les médias », a-t-il ajouté, en appelant à « arrondir les angles, dans l'intérêt du pays ».
Dans la journée, M. Hariri avait reçu au Grand Sérail les ambassadeurs des Émirats arabes unis, Hamad Saïd al-Chamsi, et d'Égypte, Nazih Naggari, ainsi que le chargé d'affaires d'Arabie saoudite par intérim, Sultan al-Sibaï. À l'issue de la rencontre, les trois diplomates ont fait paraître un communiqué dans lequel ils ont précisé que la rencontre visait à exposer au Premier ministre « la position commune de nos trois États qui refusent la politique qatarie de déstabilisation de la région, qui est connue de tous sur la scène arabe, régionale et internationale ». « Nous sommes pleinement conscients de la situation délicate au Liban et des discussions en cours concernant la loi électorale, une priorité pour les Libanais, que nous encourageons à se mettre d'accord sur cette question le plus tôt possible », ajoute le communiqué. « Mais nous souhaitons également informer les dirigeants libanais des raisons et des motifs de notre décision commune prise après une longue patience, à la lumière de nos relations solides avec le Liban et de notre intérêt commun en faveur d'une région stable. Nous voulons que les autorités libanaises soient pleinement et régulièrement informées de notre position et de la manière dont elle évolue, en espérant qu'elle soit prise en compte selon la vision et les intérêts libanais », conclut le communiqué.


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