L'ordre des rédacteurs a répondu hier à la décision prise jeudi par le juge des référés du Metn, Antoine Tohmé, qui interdit aux médias de citer le nom du chirurgien plasticien propriétaire de l'établissement dans lequel Farah Kassab, une Jordanienne de 33 ans, est décédée au cours d'une liposuccion il y a une semaine. L'ordre a insisté sur l'importance de préserver la liberté des journalistes à exercer leur métier, tout en rappelant que leur référence était la loi sur les imprimés.
« Les journalistes ont le droit d'exercer leur métier dans le cadre de la liberté qui leur est accordée par les lois en vigueur, souligne l'ordre des rédacteurs dans un communiqué. Ce droit est consacré par la Constitution et aucune décision ne peut y porter atteinte. Les journalistes sont au service de la vérité et ne peuvent pas être tenus à l'écart d'une affaire aussi importante. Leur référence est la loi sur les imprimés », indique le communiqué.
La décision du juge des référés fait suite à une requête présentée par l'avocate du chirurgien en question, Mireille Chaker, et prévoit une amende de 50 millions de livres libanaises pour toute infraction à cette décision. « Si la Constitution consacre la liberté d'expression, cette liberté doit néanmoins être exercée avec responsabilité et de façon à ne pas porter préjudice aux autres », a déclaré le juge des référés du Metn, jeudi, justifiant sa décision par « la portée humaine et scientifique » de l'affaire ainsi que « par le respect dû à la mort et par souci de ne pas influer sur les investigations ». À noter que le médecin légiste chargé d'autopsier le corps de Farah Kassab a déclaré hier qu'elle avait succombé à une embolie graisseuse durant l'opération.
Par ailleurs, le juge d'instruction Dany Chrabiyé, qui était chargé du dossier, s'est désisté jeudi, après que des images le montrant avec le chirurgien au cours d'une soirée privée ont été diffusées dans les médias. Il a été remplacé par le procureur général du Mont-Liban, Maher Cheaïto.
Liban - Affaire Farah Kassab
L’ordre des rédacteurs insiste sur « le droit des journalistes à exercer leur métier »
OLJ / le 10 juin 2017 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
cela devient une habitude ET une arme. bientot on leur interdira beaucoup plus. et Vive la democratie
09 h 42, le 10 juin 2017