Égypte
L'inflation ralentit pour la première fois depuis novembre
La très forte accélération de la hausse des prix, qui frappe l'Égypte depuis que les autorités ont libéré en novembre le taux de change de la livre égyptienne, a connu pour la première fois un arrêt selon des chiffres publiés hier par les autorités.
L'inflation de base, qui exclut certains éléments volatils comme l'énergie ou les produits alimentaires non transformés, a ralenti à 30,5 % en mai, contre 32,06 % en avril, a annoncé hier la Banque centrale.
Plus tôt dans la journée, le bureau des statistiques égyptien (Capmas) publiait les chiffres des prix de la consommation urbaine, dont la hausse en glissement annuel a aussi ralenti, de 31,5 % en avril à 29,7 % en mai.
En novembre dernier, les autorités ont libéré le taux de change de la livre égyptienne, dont le cours s'est effondré de près de moitié depuis, dans le cadre d'un plan de réforme économique lié à l'obtention d'un prêt de 12 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI).
Transports
Le projet de co-entreprise Etihad/TUI avorté
La compagnie émiratie Etihad a rompu les négociations en vue de créer une co-entreprise dans les vols touristiques avec le groupe de tourisme allemand TUI, un rebondissement qui rend le sort de la compagnie Air Berlin encore plus incertain.
Etihad et TUI « ne poursuivront
pas leurs négociations sur la
co-entreprise prévue entre TUIfly et Niki », a indiqué hier TUI dans un bref communiqué. Une information ensuite confirmée par le groupe émirati dans un communiqué. TUIfly est une compagnie allemande, filiale de TUI, tandis que Niki est une compagnie autrichienne, filiale d'Air Berlin, elle-même détenue à 29,2 % par Etihad.
Selon un courrier interne adressé par TUI à ses salariés et dont l'AFP a eu connaissance, la fin des discussions est due au changement de stratégie d'Etihad, qui « ne veut plus détacher Niki d'Air Berlin ». Les parts d'Air Berlin dans Niki devaient en effet être cédées à Etihad et regroupées dans une co-entreprise entre la compagnie d'Abou Dhabi et TUIfly. « Etihad poursuit visiblement de nouveaux projets concernant ses investissements en Europe, en particulier dans Alitalia et Air Berlin », explique TUI dans son courrier interne.
Cet arrêt soudain des discussions s'inscrit dans un paysage du transport aérien en plein bouleversement : Air Berlin, numéro deux allemand de l'aérien, a enregistré une perte record en 2016 ; tandis qu'Alitalia, dont Etihad détient 49 % des parts, a, elle, été placée sous tutelle début mai.


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