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Un dirigeant d'Uber a voulu discréditer une passagère victime de viol en Inde (médias)

AFP
08/06/2017

Uber a renvoyé un de ses cadres dirigeants qui avait obtenu le dossier médical d'une femme violée par un de ses chauffeurs en Inde en 2014 afin de mettre en cause son témoignage, selon des médias américains.

La jeune femme de 26 ans avait été agressée et violée en 2014 à New Delhi après être montée dans un Uber et le chauffeur avait été condamné à perpétuité l'année suivante.

Eric Alexander, alors à la tête des opérations d'Uber en Asie-Pacifique, avait obtenu le dossier médical de la victime et l'avait montré à des responsables de l'entreprise, parmi lesquels son PDG Travis Kalanick, affirment le New York Times et le site d'information spécialisé Recode.

M. Alexander ne "fait plus partie de l'entreprise", a confirmé jeudi à l'AFP une porte-parole du numéro un mondial de la location de voiture avec chauffeur, sans toutefois vouloir préciser les raisons de ce départ.
"Nous espérons sincèrement que MM. Kalanick et Alexander présenteront rapidement leurs excuses à notre ex-cliente", a, de son côté, réagi l'ancien cabinet d'avocat de la jeune femme, dans un commentaire envoyé à l'AFP, jugeant que s'ils étaient avérés, de tels agissement contribuaient à entretenir la "culture du viol" et "devaient cesser".
Ce nouveau départ chez Uber intervient alors que la société est dans la tourmente depuis plusieurs mois, accusée par certains salariés de tôlérer une culture sexiste, violente et de débauche.

Uber, qui s'est lancé dans une vaste enquête interne, a indiqué mardi avoir mis à la porte 20 salariés, suite à 215 plaintes au sein du groupe, faisant état pour certaines de harcèlement sexuel ou de discrimination.

L'entreprise basée à San Francisco a connu ces derniers mois une série de démissions de cadres hauts placés et se voit aussi accusée d'avoir volé des technologies sur les voitures autonomes, d'utiliser un logiciel secret pour permettre à ses chauffeurs d'éviter les autorités.

Uber, qui n'est pas cotée en Bourse, est valorisé à hauteur de 70 milliards de dollars, sur la base des levées de fonds réalisées auprès d'investisseurs. Mais l'entreprise accumule aussi les pertes et les controverses avec les taxis, ses propres chauffeurs, ou les autorités de plusieurs villes.

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