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Culture

Quand « Zourouni » rencontre « Dis quand reviendras-tu ? »

Concert

Dans le cadre du Beirut Spring Festival, les chansons de Barbara et de Fayrouz se sont mêlées dans la sublime voix de Dorsaf Hamdani.

07/06/2017

Réunir dans un même concert, mais aussi dans un même album, Barbara et Fayrouz et, de surcroît, l'Occident et l'Orient, est un pari osé. Un défi que l'interprète tunisienne Dorsaf Hamdani n'a pas eu peur de relever en faisant des allers-retours entre la voix de la grande diva libanaise et la non moins grande dame en noir. Ce chassé-croisé n'avait certainement pas pour objectif d'occidentaliser l'une ou d'orientaliser l'autre, mais plutôt de tisser ce fil d'Ariane qui relie les lignes que ces deux immenses figures de la chanson ont inscrites pour l'éternité sur les pages de la culture musicale. Hamdani, connue pour ses hommages aux voix orientales les plus célèbres (Omar Khayyam, Oum Kalsoum ou Asmahan), n'est pas tombée dans le piège de la « mondialisation » ou de la fusion de la musique. Elle est parvenue tout en subtilité à ouvrir des fenêtres harmonieuses de beauté et de sérénité, demeurées jusque-là probablement closes.

Bulle d'amour
Après une première cantate, ode à Jérusalem (Zahrat al-Madaen), la chanteuse et musicologue instaure dans une sorte de no man's land un lieu d'accueil et de convivialité où les deux merveilleuses voix, à travers la sienne, et malgré les différences culturelles, se répondent en écho, créant une grande bulle d'amour. Ainsi, sous la direction de Daniel Mille à l'accordéon et entourée de « ses hommes », Lucien Zerrad à la guitare et au oud, Zied Zouari au violon et Youssef Zayed aux percussions et oud, Dorsaf Hamdani a emmené le public du MusicHall (dans le cadre du Beirut Spring Festival de la Fondation Samir Kassir) dans un magnifique voyage où les notes n'ont plus de frontières et les hommes ne souffrent plus d'ostracismes ni de confinements, mais s'enlacent dans un grand élan musical qui prend l'allure d'une élévation. Dis quand reviendras-tu ? répond ainsi à Zourouni koulli sana marra, et La gare de Lyon à Bint el-chalabiya. Si les chansons dialoguent entre elles, les instruments rivalisent également en duo. La guitare chatouille le tabla et le violon taquine l'accordéon. Et ceci donne un beau concert qui réconcilie avec la vie.

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