Le président américain Donald Trump hier à la Maison-Blanche. Jonathan Ernst/ Reuters.
Donald Trump a donné hier le coup d'envoi de son projet de rénovation des infrastructures en dévoilant un plan de privatisation du système de contrôle aérien aux États-Unis, à l'orée d'une semaine à hauts risques pour sa présidence.
La Maison-Blanche a également annoncé plusieurs autres rendez-vous dédiés à ce vaste chantier au cours de la semaine, qui risque toutefois d'être dominée par l'audition jeudi au Congrès de l'ancien directeur du FBI James Comey sur les possibles interférences russes dans la dernière présidentielle.
La première initiative de l'exécutif consiste à réformer le système de régulation aérienne aux États-Unis en confiant à un nouvel organisme privé et non lucratif la charge d'assurer le trafic dans le ciel américain. À l'heure actuelle, la tâche est assurée par l'Agence fédérale de l'aviation (FAA).
« Pendant trop longtemps, notre pays a toléré des retards inacceptables aux aéroports, des attentes très longues sur le tarmac et le ralentissement du commerce », a assuré le président lors d'une allocution à la Maison-Blanche.
Supprimer ce système où la FAA est à la fois juge et partie permettra, selon la Maison-Blanche, de « réduire les retards » sur les vols, « de réaliser des économies de carburant » et d'améliorer la sécurité.
Si cette réforme est approuvée par le Congrès, les quelque 30 000 contrôleurs aériens américains seront réaffectés au sein de la nouvelle entité qui sera financée exclusivement par les contributions des compagnies aériennes.
Le syndicat des contrôleurs aériens, la National Air Traffic Controllers Association, a assuré partager la volonté de « moderniser » le système, mais a dit attendre de connaître les détails de la proposition pour donner son approbation.
Source : AFP

