Lettre ouverte au gouvernement
À chaque visite au Liban, une idée nous hante : nos enfants survivront-ils aux routes libanaises ?
Faut-il leur apprendre à conduire au-delà de la vitesse permise, aller dans tous les sens sans avertir les autres voitures, conduire sur les autoroutes comme si nous étions sur des pistes de F1, parler au cellulaire, texter au volant... En résumé : sortir chaque jour de la maison sans savoir si nous allons rentrer vivants...
Quand serons-nous capables de nous respecter les uns les autres ?
Quand le citoyen conduira-t-il au Liban comme il le fait à l'étranger ?
Quand le gouvernement passera-t-il une loi qui protégera ses citoyens de ce fléau qui touche tout un chacun ?
Le bilan de 2016 est lourd : presque 800 morts et 5 000 blessés sur les routes, pour moins de 5 millions d'habitants au Liban ! À titre de comparaison, 351 morts et 1 476 blessés pour une population de 8 millions d'habitants sur les routes du Québec, au Canada. Il y a quelques jours, Montréal a perdu un prêtre, qui a été aumônier des scouts au Canada, suite à un accident de la route à Jbeil. Ce prêtre a succombé à ses blessures à l'âge de 42 ans. N'avait-il pas le droit de vivre plus longtemps ?
Pour cela, nous demandons un plan d'urgence préalable à toute loi à vous, Monsieur le Président de la République, Monsieur le Président du Conseil des ministres. Tout ceci s'achèvera par un nouveau code de la route conforme aux normes internationales. Quitte à ce qu'un très grand nombre des forces de l'ordre soit déployé afin de concrétiser ce plan !
Notre demande consiste simplement à vivre dans un pays, pas une jungle...
Nous refusons que le gouvernement reste muet face à cette dure réalité !
L'impuissance a ses limites... mais sûrement une fin...
Et que justice soit faite pour tous les accidentés de la route !
Yves KOUYOUMJI
Montréal


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