Liban

Du jamais-vu dans l’histoire du Liban : 44 postes d’ambassadeur vacants

Dans Les coulisses de la diplomatie
01/06/2017

Les préparatifs des nominations diplomatiques ont commencé mais nul ne sait quand elles seront avalisées. Il est désormais impératif d'entamer le processus car le corps diplomatique libanais pâtit actuellement d'une vacance sans précédent au niveau de 44 postes d'ambassadeur. Du jamais-vu dans l'histoire du Liban. Ce n'est pas le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, qui devrait en assumer, seul, la responsabilité et cela même s'il suit de trop près le dossier des élections législatives un peu au détriment des nominations diplomatiques. Il faut compter aussi les tiraillements entre le ministre des Affaires étrangères et le président de la Chambre, qui œuvre toujours à obtenir un nombre plus important de postes-clés pour sa communauté. C'est que, avant d'avaliser les nominations, il faut parvenir à un compromis sur les ambassadeurs entre les diverses communautés libanaises.
Depuis que M. Bassil est arrivé au palais Bustros, huit ambassadeurs sont passés à la retraite. La vacance à la tête de l'État durant plus de deux ans et demi n'a pas non plus aidé le Liban à nommer des ambassadeurs à l'étranger.
Malgré ce manque en ambassadeurs, les postes à la tête des chancelleries libanaises à l'étranger ne sont pas vacants, ils sont remplis par des secrétaires et des conseillers qui deviennent d'office des chargés d'affaires. Le Liban n'a pas d'ambassadeurs – mais des chargés d'affaires – dans les pays suivants : la France, l'Espagne, l'Italie, le Vatican, la Bulgarie, l'Autriche, la Suède, les pays baltes, les États-Unis, le Canada, le Mexique, la Colombie, le Chili, l'Uruguay, le Japon, l'Inde, l'Australie, le Liberia, le Sénégal, le Gabon, la Guinée, l'Afrique du Sud, la Syrie, l'Égypte, l'Algérie, la Jordanie, l'Irak, le Koweït et Bahreïn.
Il faudra que M. Bassil procède rapidement car de nombreux ambassadeurs iront à la retraite d'ici à la fin de l'année.
Le cas de Charbel Wehbé, directeur des affaires politiques du palais Bustros et directeur général par intérim du ministère des Affaires étrangères, créera un précédent. Ce diplomate chevronné devrait passer à la retraite en juillet prochain. Généralement, le directeur général du ministère est remplacé par le directeur des affaires politiques, or ce diplomate de carrière cumule les deux postes à cause des nominations qui ont tardé à venir. Pour la première fois, le poste de directeur général sera occupé par intérim par le directeur des affaires financières et administratives, l'ambassadeur Saad Zakhia. Plus tard, c'est probablement le consul du Liban en Turquie, Hany Chmaytellé, qui occupera ce poste car un consensus existe sur son nom. Il sera deux fois promu, en étant nominé ambassadeur et ensuite directeur général du ministère. Sa première tâche serait de plancher avec le ministre des Affaires étrangères sur le dossier des nominations.
Les ambassadeurs qui passeront à la retraite d'ici à la fin 2017 sont : le directeur des affaires internationales au palais Bustros Afif Ayoub, le délégué permanent du Liban auprès de l'ONU Nawaf Salam, l'ambassadeur du Liban aux Émirats arabes unis Hassan Saad et l'ambassadeur du Liban à Cuba Robert Naoum.

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Irene Said

Encore un "bon point" à ajouter aux innombrables autres, résultats de la bonne gestion de ce petit pays qu'est le Liban !

Notre réputation dans le monde entier devient de plus en plus brillante grâce à vous...
MERCI MESSIEURS LES DIRIGEANTS DE NOTRE PAYS !
Irène Saïd






Gebran Eid

LE LIBAN AVEC TOUS SES MERCENAIRES N'EST QU'UNE FAUSSE NATION, UN CHATEAU DE CARTES. MALHEUREUSEMENT IL A AUCUNE CHANCE DE SURVIVRE LONGTEMPS. C'EST UNE QUESTION DE TEMPS.

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