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Liban - Réfugiés

Amine Gemayel : La seule issue est de soutenir les initiatives de paix en Syrie, au Yémen et en Irak

L'ancien président de la République, Amine Gemayel, a ouvert, hier, une conférence à la Maison du Futur, à Bickfaya, sur le thème « Le Liban et les réfugiés syriens, les questions de la dignité humaine, de l'intégrisme et du retour », en coopération avec le Club de Madrid, qui constitue le plus important forum regroupant d'anciens chefs d'État et de gouvernement du monde entier.
Ont notamment pris part à la conférence le ministre d'État pour les Affaires des réfugiés Mouïn Merhebi, le coordonnateur des Nations unies au Liban pour les Affaires humanitaires, Philippe Lazzarini, et l'ancien Premier ministre bosniaque Zlatko Lagumdzija, aux côtés de plusieurs experts.
Prenant la parole, M. Gemayel a estimé qu'il « est difficile au Liban d'accueillir autant de réfugiés. Nous sommes conscients en tant que Libanais de la gravité de la situation ». « Ce dossier ne concerne pas uniquement le Liban, mais tous les pays alentour accueillant des réfugiés. Il faut traiter le fonds du problème et trouver une solution radicale à la crise et cela n'est possible qu'à travers les canaux diplomatiques qui encouragent et soutiennent les initiatives de paix en Syrie, au Yémen et en Irak. »
Dans son allocution, M. Lagumdzija a présenté le travail du Club de Madrid qui œuvre notamment à travers le dialogue à contrer l'intégrisme et à construire des ponts entre les nations. Se penchant sur la crise syrienne, il a mis l'accent sur le nombre de réfugiés accueillis dans les pays limitrophes de la Syrie, estimant que l'Europe devrait préserver ses valeurs humanitaires et pluralistes.

Mouïn Merhebi et le passé avec la Syrie
Le ministre d'État pour les Affaires des réfugiés, Mouïn Merhebi, a noté que « le Liban qui a subi l'occupation de l'armée syrienne, qui a détruit le pays et tué et emprisonné des Libanais, durant trente ans, a accueilli à bras ouverts les réfugiés syriens et cela même avant la réaction de la communauté internationale et en oubliant le passé sanglant qui le lie à la Syrie. Le Liban compte 4 millions d'habitants. Il accueille environ un million et demi de réfugiés syriens et un demi-million de réfugiés palestiniens et irakiens. Aucun pays ne peut supporter un aussi lourd fardeau, a-t-il martelé. La dette du Liban s'élève à 75 milliards de dollars alors que la croissance actuelle dans le pays ne dépasse pas les 1 %. Jusqu'à présent, le Liban a perdu 25 milliards de dollars à cause de la crise syrienne alors que la communauté internationale ne lui a versé que sept milliards de dollars. Les Libanais ont prouvé qu'ils sont les plus généreux, les plus sincères et les plus résilients des peuples », a-t-il poursuivi.
L'intervention de M. Lazzarini avait pour thème la sécurité. Il a estimé que le Liban devrait mettre en place un plan national où il définit toutes les mesures qu'il prendra pour relever les défis auxquels il fait face en ce qui concerne l'économie, le social et la sécurité.

L'ancien président de la République, Amine Gemayel, a ouvert, hier, une conférence à la Maison du Futur, à Bickfaya, sur le thème « Le Liban et les réfugiés syriens, les questions de la dignité humaine, de l'intégrisme et du retour », en coopération avec le Club de Madrid, qui constitue le plus important forum regroupant d'anciens chefs d'État et de gouvernement du monde entier.Ont notamment pris part à la conférence le ministre d'État pour les Affaires des réfugiés Mouïn Merhebi, le coordonnateur des Nations unies au Liban pour les Affaires humanitaires, Philippe Lazzarini, et l'ancien Premier ministre bosniaque Zlatko Lagumdzija, aux côtés de plusieurs experts.Prenant la parole, M. Gemayel a estimé qu'il « est difficile au Liban d'accueillir autant de réfugiés. Nous sommes conscients en tant que Libanais de...
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