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Économie - Évasion Fiscale

LuxLeaks : Juncker concède une « négligence »

« Je suis en faveur de la concurrence fiscale, mais elle doit être équitable et ne l’a pas toujours été », a déclaré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, lors d’une audition devant des eurodéputés.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, mis en cause dans le scandale LuxLeaks, a admis hier avoir « négligé » de faire en sorte que la concurrence fiscale soit « équitable » quand il était Premier ministre du Luxembourg.
« Je suis en faveur de la concurrence fiscale, mais elle doit être équitable et ne l'a pas toujours été », a-t-il déclaré lors d'une audition devant des eurodéputés, concédant avoir « négligé cette dimension » dans le passé. Pour la deuxième fois, M. Juncker s'est exprimé devant une commission parlementaire sur les initiatives de sa Commission pour lutter contre l'évasion fiscale, et sur sa politique en la matière lorsqu'il était Premier ministre du Luxembourg, (1995-2013).
En novembre 2014, alors qu'il venait de prendre la tête de la Commission, le scandale « LuxLeaks » avait terni son entrée en fonction. Les documents divulgués avaient mis en lumière un système d'évasion fiscale à grande échelle et particulièrement le rôle joué par le Luxembourg, à une époque où M. Juncker était à la fois Premier ministre et ministre des Finances. « Je ne suis pas l'architecte » du système, « mais je suis politiquement responsable », avait concédé l'intéressé peu après ces révélations. « Parfois, quand vous êtes à l'étranger, des gens qui seraient intéressés par la possibilité de venir au Luxembourg vous posent des questions », a-t-il développé hier. « Mais je n'ai jamais été impliqué dans un arrangement en particulier, je n'ai jamais discuté d'une mesure fiscale avec une entreprise », a-t-il ajouté, précisant que les arrangements fiscaux étaient négociés par les entreprises « avec les autorités fiscale du Luxembourg, pas les ministres ».
« Juncker est un symbole assez catastrophique pour l'Union européenne. Il symbolise la duplicité, il symbolise le fait que l'Union est très orientée pour protéger les intérêts des multinationales », a déclaré hier à l'AFP l'eurodéputée écologiste Eva Joly. Si un accord fiscal procure un avantage à une entreprise et restreint la concurrence, il peut être assimilé à une aide d'État par l'UE, qui le considère alors comme illégal. Le grand-duché est ainsi sous le coup de plusieurs enquêtes de la Commission pour aides d'État.
Source : AFP

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, mis en cause dans le scandale LuxLeaks, a admis hier avoir « négligé » de faire en sorte que la concurrence fiscale soit « équitable » quand il était Premier ministre du Luxembourg.« Je suis en faveur de la concurrence fiscale, mais elle doit être équitable et ne l'a pas toujours été », a-t-il déclaré lors d'une audition devant des eurodéputés, concédant avoir « négligé cette dimension » dans le passé. Pour la deuxième fois, M. Juncker s'est exprimé devant une commission parlementaire sur les initiatives de sa Commission pour lutter contre l'évasion fiscale, et sur sa politique en la matière lorsqu'il était Premier ministre du Luxembourg, (1995-2013).En novembre 2014, alors qu'il venait de prendre la tête de la Commission, le scandale...
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