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Moyen Orient et Monde - Sommet du G7

Sommet du G7 : En Sicile, derrière les sourires, les divergences

Washington exclut d'alléger les sanctions contre Moscou.

Le président du Conseil européen Donald Tusk, le PM canadien Justin Trudeau, la chancelière allemande Angela Merkel, le président américain Donald Trump, la PM britannique Theresa May, le PM italien Paolo Gentiloni, le président français Emmanuel Macron, le PM japonais Shinzo Abe et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker lors du G7 hier, à Taormine (Sicile). Photo Reuters

Les dirigeants des pays les plus riches du monde se sont retrouvés hier en Sicile pour un « difficile » sommet du G7 où les divergences avec les États-Unis, sur le climat ou le commerce international, affleurent derrière les sourires d'usage. « Il n'y a aucun doute que ce sera le sommet du G7 le plus difficile depuis des années », a averti hier matin le président du Conseil européen Donald Tusk. Pour quatre d'entre eux, l'Américain Donald Trump, le Français Emmanuel Macron, la Britannique Theresa May et l'Italien Paolo Gentiloni, hôte du sommet, il s'agissait du premier G7 (dont les autres membres sont l'Allemagne, le Canada et le Japon).
Le sommet de Taormina est censé réaffirmer la cohésion de ses membres, notamment sur le terrorisme, après l'attentat meurtrier qui a fait 22 morts dont de nombreux enfants mardi à Manchester en Grande-Bretagne. Mais les sujets de contentieux sont nombreux, et le président américain était particulièrement attendu par ses partenaires.

Approche agressive
Le premier sujet de controverse – des propos tonitruants qu'aurait tenus jeudi M. Trump sur les Allemands « mauvais », révélés par l'hebdomadaire Der Spiegel – a été déminé par plusieurs responsables, dont le porte-parole de la Maison-Blanche, qui a démenti, et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, présent lors de la rencontre à Bruxelles. Il a invoqué lui un « problème de traduction » et affirmé que le président américain n'avait pas eu d'« approche agressive ». La chancelière allemande Angela Merkel n'a fait aucun commentaire à son arrivée hier matin à Taormina, qui vit littéralement en état de siège depuis plusieurs jours, avec quelque 7 000 membres des forces de sécurité.
Le réchauffement climatique et le maintien des États-Unis dans l'accord de Paris, sujet sur lequel le président américain Donald Trump refuse toujours de se prononcer, « sera le plus compliqué », avait prévenu mercredi l'entourage du président français, Emmanuel Macron. Toute la diplomatie européenne essaie de « pousser dans la même direction » les États-Unis sur le climat, a assuré la présidence française. Ces efforts semblent avoir eu un peu d'effet. Le président américain « va faire un effort pour comprendre la position européenne », a ainsi assuré son conseiller économique Gary Cohn.

Discussion ferme
Autre sujet de dissensions, le commerce international et le rôle d'arbitre de l'OMC, où les États-Unis veulent réviser leur position. M. Cohn a dit s'attendre à une discussion « ferme » sur le sujet. Autre sujet explosif, la question des sanctions contre la Russie en raison de son implication dans le conflit ukrainien, sanctions que Washington exclut d'alléger, a déclaré hier Gary Cohn en marge du sommet du G7. « Nous n'allégeons pas les sanctions. Si nous devions faire quelque chose, nous penserions probablement à être plus durs avec la Russie », a-t-il déclaré. Le président du Conseil européen Donald Tusk a appelé hier « tous les membres du G7 » à réaffirmer la politique de sanctions contre Moscou tant que les accords de paix de Minsk ne seraient pas mis en œuvre pour mettre fin au conflit qui a fait 10 000 morts en trois ans.
Le G7 devrait aussi réaffirmer, dans une déclaration commune séparée, son engagement et sa fermeté dans la lutte contre le terrorisme islamiste. La Première ministre britannique Theresa May, qui est rentrée hier soir à Londres, a d'ores et déjà reçu l'appui du président français Emmanuel Macron qui a promis son aide dans la lutte contre le terrorisme. Les deux dirigeants, qui se sont rencontrés en bilatérale, ont également évoqué le Brexit. Mais chacun a campé sur ses positions, Mme May réclamant de pouvoir négocier l'avenir de la relation de la Grande-Bretagne en même temps que les conditions du divorce, ce que les Européens, France comprise, refusent. Et lors d'une rencontre bilatérale avec Mme May, le président américain a réaffirmé sa volonté de conclure avec la Grande-Bretagne un accord commercial une fois prononcé le divorce avec les Européens.

Source : AFP

Les dirigeants des pays les plus riches du monde se sont retrouvés hier en Sicile pour un « difficile » sommet du G7 où les divergences avec les États-Unis, sur le climat ou le commerce international, affleurent derrière les sourires d'usage. « Il n'y a aucun doute que ce sera le sommet du G7 le plus difficile depuis des années », a averti hier matin le président du Conseil...
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