Rechercher
Rechercher

Liban - Sécurité

Décès de Sara Sleiman : de l’urgence de réviser les lois sur la possession des armes individuelles

Un sit-in pacifique est prévu le week-end sur les lieux de l'incident à Zahlé.

Sara Sleiman est décédée dimanche à l’aube après avoir été atteinte au visage par une balle.

Le décès de Sara Sleiman, tuée par balles dimanche dernier à Zahlé, remet sur le tapis le dossier du port d'armes individuelles. La jeune femme de 24 ans avait été atteinte au visage lorsque Taha Masri a ouvert le feu, dimanche à l'aube, devant la boîte de nuit Blue Bar à Zahlé, où s'étaient rassemblés quelques jeunes. Sara Sleiman, originaire du village de Bednayel dans la Békaa, est décédée des suites de ses blessures. Simon Mouawad a été atteint à la jambe. Quant au suspect, il est toujours en fuite, alors que les quatre personnes qui l'accompagnaient se sont rendues lundi à la police judiciaire de Zahlé.

« Il faut limiter la propagation des armes individuelles au sein de la population », s'indigne Chant Chinchinian, député de Zahlé. Pour contrer ce phénomène qui ne cesse de prendre de l'ampleur dans le pays, « un travail doit être mené à trois niveaux : populaire, législatif et sécuritaire », explique-t-il à L'Orient-Le Jour.
Pour M. Chinchinian, il est important que les gens se mobilisent pour dénoncer de tels actes. « La mobilisation populaire est nécessaire parce qu'elle aide à sensibiliser à la nécessité de lutter contre la propagation des armes individuelles, ajoute-t-il. Cela permet aussi de montrer à l'opinion publique que les gens aspirent à la paix. »

Au niveau législatif, M. Chinchinian souligne que « les lois existent », mais que des « lacunes » persistent. « Nous devons les identifier avec les collègues au Parlement, les responsables sécuritaires et des spécialistes du milieu », note-t-il. Il confie en outre qu'il avait déjà préparé une proposition de loi pour limiter la propagation des armes illégales, mais qu'il ne l'avait pas présentée à la Chambre parce que l'ancien ministre de la Défense, Samir Mokbel, « s'y était farouchement opposé ».

Cette proposition de loi reposait sur deux idées principales. Il s'agit d'abord d'imposer une redevance pour les permis de port d'armes. « Actuellement, l'État ne perçoit rien en contrepartie de ces permis qui sont distribués par centaines, voire par milliers, observe-t-il. Certains intermédiaires en font même un business. Si un tarif est imposé, cela pourrait dissuader une grande partie des personnes, notamment celles à revenu limité, qui s'approprient des armes pour le show-off. »

Le deuxième point consiste à poser des critères pour délivrer de tels permis, « ce qui permettrait de réduire considérablement le nombre de personnes en possession d'armes individuelles », insiste M. Chinchinian.
Sur le plan sécuritaire, le parlementaire préconise un renforcement des mesures, « notamment en fin de semaine et en soirée, avec la concentration anarchique des armes individuelles ». « Il est important, au niveau social, que les auteurs de pareils crimes soient sanctionnés pour qu'ils servent d'exemples à d'autres, ajoute-t-il. Malheureusement, une grande majorité de la population possèdent des armes, alors que dans plusieurs pays développés, le permis de port d'armes n'est délivré que lorsque la personne qui le sollicite suit une formation adéquate dans ce sens. »

Et M. Chinchinian d'ajouter : « Les îlots sécuritaires constituent un grand problème. Des lacunes persisteront tant que toute la population n'est pas traitée sur un même pied d'égalité dans le sens qu'un renforcement des mesures sécuritaires est observé dans certaines régions et pas dans d'autres. Quoi qu'il en soit, je continuerais à travailler sur ce dossier, même si le mandat du Parlement arrive à sa fin, parce que la situation est devenue insoutenable. »

Le week-end, un sit-in pacifique est prévu sur les lieux de l'incident à Zahlé, en guise de protestation contre de telles pratiques et contre le recours anarchique aux armes individuelles.

Le décès de Sara Sleiman, tuée par balles dimanche dernier à Zahlé, remet sur le tapis le dossier du port d'armes individuelles. La jeune femme de 24 ans avait été atteinte au visage lorsque Taha Masri a ouvert le feu, dimanche à l'aube, devant la boîte de nuit Blue Bar à Zahlé, où s'étaient rassemblés quelques jeunes. Sara Sleiman, originaire du village de Bednayel dans la Békaa,...
commentaires (3)

Ce n'est pas la révision de/des lois , sur la détention des armes individuelles ...qui s'impose forcément ,mais, c'est plutôt de conditionner leurs détentions et leurs acquisition , par une sorte d' examen " pédagogique de probation " ...pour que chaque citoyen apprenne en son âme et conscience , qu'une arme , n'est qu'une opportunité maitrisable , pour défendre sa et la liberté...

M.V.

16 h 46, le 11 mai 2017

Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • Ce n'est pas la révision de/des lois , sur la détention des armes individuelles ...qui s'impose forcément ,mais, c'est plutôt de conditionner leurs détentions et leurs acquisition , par une sorte d' examen " pédagogique de probation " ...pour que chaque citoyen apprenne en son âme et conscience , qu'une arme , n'est qu'une opportunité maitrisable , pour défendre sa et la liberté...

    M.V.

    16 h 46, le 11 mai 2017

  • INTERDIRE TOUTES LES ARMES... LES PETITES FONT DE PETITS CRIMES ET LES GRANDES DES CRIMES A L,ECHELLE NATIONALE...

    JE NE COMMENTE PAS. JE PARLE AU PEUPLE.

    08 h 38, le 11 mai 2017

  • Difficile d'interdire aux uns un pistolet ou une kalachnikov quand ont tolère que d'autres possèdent chars, canons et missiles!

    Yves Prevost

    06 h 55, le 11 mai 2017

Retour en haut