Akram Chehayeb a participé à un rassemblement politique et populaire organisé à Aïn Dara, contre le projet de cimenterie. Photo ANI
À l'issue d'un rassemblement politique et populaire organisé par le Mouvement de l'initiative civile de Aïn Dara, les participants à l'événement ont adressé une lettre ouverte au Conseil des ministres l'exhortant à « prendre une décision stricte et finale de fermer toutes sortes de carrières et d'usines, qu'elles soient autorisées ou non autorisées, et d'annuler l'autorisation accordée au projet de construction de mégacimenterie, qui est en soi une violation à la loi ». Les participants ont appelé le gouvernement à « réclamer des comptes aux propriétaires de ces constructions, concernant toutes les violations qu'ils avaient commises pendant les décennies passées, et les obliger à réhabiliter les sites dégradés, conformément à la loi et aux autorisations accordées ».
Au cours de l'événement, une conférence sur le thème « La montagne de Aïn Dara : menaces d'aujourd'hui et défis de demain » a été également donnée. Modérée par la journaliste Carmen Chamoun, le député Akram Chehayeb, coordinateur du mouvement Abdallah Haddad, le secrétaire de l'association Réserve des cèdres du Chouf, Charles Noujeim, et le coordinateur du Mouvement de la protection de l'environnement à Chekka, Pierre Abi Chahine, ont tenté de répondre à la problématique.
À l'issue du rassemblement, M. Chehayeb a déclaré : « Personne ne s'oppose à la reconstruction de la Syrie, mais nous refusons que cette reconstruction se fasse au détriment de Aïn Dara et de ses alentours, ou de n'importe quelle autre région du Liban. » Le député s'est également interrogé : « Qu'attendent les autorités compétentes pour dévoiler l'identité des auteurs de la tentative de tuer Steven Haddad ? »
Steven Haddad, rappelons-le, est un élu du conseil municipal de Aïn Dara, qui a été victime d'une agression survenue il y a plus de deux semaines à Dahr el-Baïdar. Cette agression est suspectée d'être liée à la polémique autour de la mégacimenterie envisagée par les frères Fattouche.


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