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Liban - Baabda

« Ce que je crois » de Michel Aoun : des leçons de vie pour les générations futures

À Baabda, hier, un ouvrage décrivant le parcours hors normes et la philosophie de vie du chef de l'État a été présenté au public.

Le président Aoun signant l'ouvrage sous le regard de sa tendre épouse (Dalati et Nohra)

« Je ne sais pas si je laisserai des traces dans l'histoire de mon pays, mais je voudrais, si c'est le cas, que les générations futures puissent connaître un peu mieux ma pensée. » Par cette phrase prononcée simplement, d'une voix claire, le président Michel Aoun a résumé l'objectif du livre qui a été présenté hier à ses invités, au palais de Baabda. Ce que je crois – écrit en français par Désirée Sadek et en arabe par Roula Nassar – est un condensé du parcours hors normes et de la philosophie de vie d'un homme qui sort de l'ordinaire et qui, comme l'a dit sa fille Mireille Aoun Hachem, « est haï par les uns et adulé par les autres, sans jamais laisser personne indifférent ».

Ministres, députés, diplomates, hauts fonctionnaires et simplement amis, ils sont tous venus pour participer à ce moment exceptionnel et rare où un président de la République présente un livre sur ses pensées et ses convictions pour les générations futures.

Présidente de la Fondation Michel Aoun créée il y a un an et demi (avant la présidence), Mireille Aoun Hachem a sciemment choisi le 7 mai pour présenter cet ouvrage, car il y a douze ans exactement, c'était un 7 mai aussi, que le général Michel Aoun était rentré au pays après 14 ans d'exil forcé, modifiant l'équation interne et rebattant toutes les cartes.

 

(Lire aussi : Aoun devant les émigrés : La situation économique s’améliore progressivement)

 

Depuis qu'il a pris la responsabilité de défendre le front de Souk el-Gharb, considéré alors comme « le verrou du palais de Baabda » pendant les années de la guerre, Michel Aoun n'a cessé de peser sur le cours des événements. Commandant en chef de l'armée, puis Premier ministre, contraint à l'exil et même interdit de parole, il n'a jamais cessé de croire en son destin, parce qu'il croit simplement dans son pays et dans le rôle unique qu'il peut jouer dans la région. Le retour triomphal en 2005 et le « tsunami » qu'il a provoqué a poussé la classe politique à le considérer comme le trublion qu'il fallait neutraliser. Mais il n'a jamais cessé de croire à sa vision et le voilà aujourd'hui président de tous les Libanais. Apaisé certes, mais toujours soucieux de l'avenir et de la vocation unique du Liban.

C'est pourquoi, d'ailleurs, il a accepté l'idée de ce livre dans lequel il se révèle un peu plus que d'habitude, puisqu'il n'y parle pas de politique, mais plutôt de nombreux sujets qu'il affectionne, comme la foi, les libertés, l'amour, les grands choix, la signification de la vie et le sens du combat, la trahison...
Désirée Sadek a précisé que cet ouvrage est le fruit de nombreux entretiens avec Michel Aoun, au rythme d'une heure par semaine pendant de longs mois. Il s'agissait pour elle d'aller vers « l'essence de l'essentiel » et, pour lui, de donner à ceux qui souhaitent en profiter le fruit de ses longues réflexions sur la vie. Par exemple, à la question de savoir quelle est sa vertu préférée, il répond : « L'espérance. » Et ce simple mot résume son parcours riche en rebondissements, où l'espoir a toujours été présent, en dépit des coups durs, des revers et des trahisons.

 

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Roula Nassar, à son tour, a raconté la version arabe du livre, qui n'est pas vraiment une traduction, mais une histoire à part entière, écrite avec l'émotion d'une militante de la première heure, discrète et fidèle, dévouée et convaincue. La voix un peu rauque, elle a parlé de « la chance qu'elle a eue de connaître de près le général » et c'est pour cette raison qu'elle a voulu que sa pensée soit accessible à tous. Mais c'est le président qui a eu le mot de la fin, en déclarant à son tour qu'il a accepté l'idée de ce livre pour que ses petits-enfants et leurs enfants puissent à leur tour relayer sa pensée et au moins apprendre à le connaître, loin de la politique. Il a aussi annoncé que les recettes du livre qui iront à la fondation seront destinées à planter une ceinture de cèdres autour du Liban. « Nous planterons aujourd'hui, nos enfants continueront le travail et les générations futures verront le résultat. Comme cela, un jour, le Liban vert chanté par Feyrouz renaîtra et sera à l'image du cèdre, fort et bien enraciné... »

Michel Aoun a ainsi tout dit. Les derniers rayons du soleil de ce dimanche serein ont éclairé le grand salon du palais présidentiel où les invités ont commencé à échanger des impressions par petits groupes. Lundi, la politique avec ses dossiers complexes reprendra ses droits...

 

 

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« Je ne sais pas si je laisserai des traces dans l'histoire de mon pays, mais je voudrais, si c'est le cas, que les générations futures puissent connaître un peu mieux ma pensée. » Par cette phrase prononcée simplement, d'une voix claire, le président Michel Aoun a résumé l'objectif du livre qui a été présenté hier à ses invités, au palais de Baabda. Ce que je crois – écrit en français par Désirée Sadek et en arabe par Roula Nassar – est un condensé du parcours hors normes et de la philosophie de vie d'un homme qui sort de l'ordinaire et qui, comme l'a dit sa fille Mireille Aoun Hachem, « est haï par les uns et adulé par les autres, sans jamais laisser personne indifférent ».
Ministres, députés, diplomates, hauts fonctionnaires et simplement amis, ils sont tous venus pour participer à ce moment...
commentaires (2)

LE ROSSIGNOL CHANTE PAR SOI-MEME... IL N,A PAS BESOIN D,OISILLONS ETRANGES POUR RELAYER SES CHANSONS...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

21 h 14, le 08 mai 2017

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Commentaires (2)

  • LE ROSSIGNOL CHANTE PAR SOI-MEME... IL N,A PAS BESOIN D,OISILLONS ETRANGES POUR RELAYER SES CHANSONS...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    21 h 14, le 08 mai 2017

  • C'est très intéressant , quand j'irai en France je l'achèterai

    Eleni Caridopoulou

    17 h 49, le 08 mai 2017

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