Un rassemblement devant le poste de gendarmerie pour protester contre l'insécurité. Photo ANI
Suite à de nombreux incidents sécuritaires inquiétants qui ont marqué Baalbeck ces dernières semaines, la ville a observé hier une grève générale en signe de protestation contre l'inaction des forces de l'ordre. Parallèlement, et en réponse à l'appel lancé par le conseil municipal de Baalbeck et les organismes de la société civile, un rassemblement a eu lieu de 11h à midi devant le poste de gendarmerie.
L'ancien président de la municipalité de Baalbeck, Hassan Lakkis, s'est adressé au public lors du sit-in : « L'engagement total dont vous avez fait preuve aujourd'hui reflète votre volonté de mettre en exergue la dangerosité de la situation actuelle, ce qui sert l'intérêt de Baalbeck mais également de tout le Liban. »
Et de poursuivre : « Je tiens à rappeler les responsables que les crimes qui sont perpétrés à Baalbeck ne sont autre que le résultat de l'insécurité qui encourage les homicides, le kidnapping et le trafic de la drogue entre autres. »
De son côté, le mohafez de Baalbeck-Hermel Bachir Khoder a reçu le président du conseil municipal de Baalbeck Hussein Lakkis présidant une délégation de personnes ayant participé au sit-in. Ce dernier lui a transmis la lettre ouverte adressée au ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk, au nom de la municipalité et des organismes de la société civile.
M. Khoder a précisé que « la grève et le sit-in observés hier prouvent, encore une fois, que la majorité écrasante des habitants de Baalbeck-Hermel veulent une présence plus forte de l'État, des institutions et de la sécurité ».
L'ancien ministre Achraf Rifi a affirmé dans une déclaration « son soutien à la ville de Baalbeck et à ses habitants face à l'insécurité, d'autant que le port d'armes illégal ne permet pas à l'État de jouer son rôle comme il faut ». « Qu'en est-il des plans sécuritaires élaborés par l'Etat ? » s'est interrogé M. Rifi avant d'appeler les responsables concernés à agir sur-le-champ pour tenter d'améliorer la situation sécuritaire dans la région.


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ni ils payent des taxes, ni l'electricite, ni l'eau, ni le ramassage d'ordures, volent des voitures, abrites des criminels de renoms et demandent a ce que l'etat les aident... le hezbolla ne disait-il pas qu'il est a meme de controler le Liban? eh bien qu'ils arrivent a controler leur gens d'abord
06 h 16, le 04 mai 2017