Le patriarche célébrant la messe à Bkerké. Photo fournie par Bkerké
Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a déclaré que « si une nouvelle loi électorale ne voit pas le jour pour une raison ou pour une autre, il n'y a aucune honte à reconnaître l'échec et à organiser les élections législatives sous l'égide de la loi en vigueur (la loi de 1960), en recourant à une prorogation technique du mandat de la Chambre ».
« La honte et les pires options seraient soit une prorogation dans l'absolu du mandat de la Chambre, ce qui constitue une violation de l'exercice du pouvoir et de la volonté du peuple, soit le vide qui constitue une dislocation des institutions constitutionnelles », a martelé le patriarche.
Dans son homélie dominicale, le cardinal Raï a souligné que « le peuple compte sur la sagesse » du président de la République, Michel Aoun, pour « épargner au pays de nouvelles crises politiques, économiques et sociales liées à la loi électorale et à ses conséquences ». « Nous prions pour que les forces politiques, les blocs parlementaires et le gouvernement réussissent à adopter une nouvelle loi qui sera acceptée par toutes les composantes du pays, a poursuivi Mgr Raï. S'ils ne sont pas parvenus à le faire après toutes ces tentatives, c'est que les projets de loi sont en train d'être élaborés à la taille des individus et des groupes, et non pas à la taille du peuple et du Liban, et ce suivant un standard unique pour tous capable d'assurer la véritable concurrence démocratique. Une nouvelle loi électorale, c'est la clé de l'entente. »
Et le patriarche de conclure : « La situation sur les scènes locale et régionale ne permet pas de nouveaux bouleversements qui entraveraient l'action des institutions constitutionnelles et publiques. Nul n'a le droit de manipuler le destin du Liban qui appartient au peuple et non pas à des individus ou des groupes. »


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