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Santé - La parole aux médecins

Vacciner aussi les adolescents

Photo Bigstock

L'adolescence, source de force et de dynamisme, vient d'être récemment accusée d'être à l'origine du retour de certaines maladies dites rares, comme la coqueluche et la rougeole, réapparues en France.
La vaccination des adolescents est perçue par certains comme une mission impossible car ceux-ci ne sont pas faciles à aborder. Toutefois, vu le danger que certains enfants courent d'être infectés par leurs aînés contaminés à leur insu par la bactérie de la coqueluche ou autres, il est important d'aborder sérieusement le problème de la vaccination des adolescents pour leur assurer une immunité suffisante.
L'efficacité des vaccins est gérée par ce qu'on appelle le taux de couverture vaccinale (immunité de horde ou pas) et la durée de protection engendrée par chaque vaccin. Le retour de certaines épidémies, comme la rougeole, a été expliqué par un faible taux de couverture vaccinale ou par l'absence ou l'insuffisance de doses nécessaires de vaccination, ce qui a amené l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à lancer des campagnes de vaccination que ce soit des primovaccinations, des rappels ou des rattrapages. Un adolescent ayant reçu régulièrement dans sa petite enfance les vaccinations contre la coqueluche a perdu son immunité contre cette maladie, puisque la durée maximale de protection de ce vaccin est de dix ans. Il risque de plus d'être contaminé à son insu par une personne malade et d'exposer par conséquent le nouveau-né ou le petit nourrisson au foyer à cette maladie (coqueluche) grave, voire mortelle à cet âge.
Chez l'adolescent, la vaccination consiste à faire des rappels ou des rattrapages, comme c'est le cas avec le vaccin contre le tétanos, l'hépatite B, la rubéole, les oreillons, la rougeole et surtout la coqueluche. Les adolescentes – et peut-être dans les années à venir les adolescents – sont de plus appelées à être vaccinées contre le papillomavirus. La vaccination des jeunes filles, âgées entre 9 et 14 ans, contre le virus du papillome humain cancérigène (HPV 16 et 18) doit devenir un geste de routine, d'autant que ce vaccin les protège contre le cancer du col de l'utérus, contre d'autres cancers digestifs hauts (amygdales, œsophage) ou bas (anus, rectum) et même contre des cancers génitaux (pénis). Ce vaccin doit toutefois être complémentaire au frottis vaginal effectué tous les ans ou tous les trois ans, ce qui écarte complètement le risque de survenue du cancer du col de l'utérus.
La vaccination, comme nous venons de le dire, n'est pas réservée seulement aux petits et grands enfants. Les adolescents, qui sont à haut risque de maladies infectieuses (HPV et coqueluche), et même les adultes ont eux aussi droit à des vaccinations, contre la grippe entre autres.
Vacciner l'adolescent est un programme bien établi auquel l'OMS réserve une assez grande importance et cela depuis le début du siècle. Aidons à assurer sa réussite au Liban.

Dr Joseph RACHKIDI
Pédiatre

L'adolescence, source de force et de dynamisme, vient d'être récemment accusée d'être à l'origine du retour de certaines maladies dites rares, comme la coqueluche et la rougeole, réapparues en France.La vaccination des adolescents est perçue par certains comme une mission impossible car ceux-ci ne sont pas faciles à aborder. Toutefois, vu le danger que certains enfants courent d'être...
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