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Moyen Orient et Monde

La Syrie en bref

Un « conseil civil » créé pour la future gestion de Raqqa
Les forces antijihadistes en Syrie, soutenues par les États-Unis, ont annoncé hier la création d'un « conseil civil » qui aura pour mission de gérer Raqqa, une fois le groupe État islamique (EI) chassé de cette ville septentrionale. « Le conseil civil de Raqqa se chargera de gérer Raqqa et sa province après la libération », selon un communiqué des Forces démocratiques syriennes (FDS). La création de cette entité a été annoncée lors d'une réunion à Aïn Issa, localité à plus de 50 km au nord de Raqqa, principal fief de l'EI en Syrie et objectif ultime d'une offensive des FDS lancée en novembre avec l'appui des États-Unis. « Le conseil est constitué de personnes originaires de la province de Raqqa. (Les FDS) lui confieront la gestion de la ville une fois l'EI chassé », a précisé la porte-parole de la campagne de Raqqa, Jihan Cheikh Ahmad.

Vingt civils tués dans des frappes de la coalition à Deir ez-Zor
Des frappes menées par la coalition internationale antijihadistes dans la province syrienne de Deir ez-Zor (Est) ont tué 20 civils, a rapporté hier l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Treize civils, dont cinq enfants, ont été tués lors d'une frappe lundi soir sur la ville de Boukamal, près de la frontière irakienne, selon l'Observatoire. Trois membres du groupe jihadiste État islamique (EI), qui contrôle cette localité, ont également péri. Plus tôt dans la journée, une frappe a tué sept civils, dont un enfant, dans le village de Husseiniyé, a ajouté l'OSDH. Il a également rapporté la mort de 10 civils, dont neuf enfants, dans une frappe probablement menée par l'aviation russe, hier, sur une ville de la province d'Idleb (Nord-Ouest) contrôlée par les rebelles. La majeure partie de la province de Deir ez-Zor, riche en pétrole, est contrôlée par l'EI, y compris une partie de la capitale provinciale éponyme.

HRW critique un raid américain meurtrier sur une mosquée
L'armée américaine a échoué à prendre les « précautions nécessaires » pour empêcher la mort de civils dans une frappe sur une mosquée syrienne, qui avait tué des dizaines de personnes en mars, dans le village rebelle d'al-Jineh, a affirmé hier Human Rights Watch (HRW), dans un rapport sur l'incident. HRW a indiqué avoir interviewé 14 personnes sur l'attaque et travaillé avec des organisations pour analyser les images de l'attaque. « Les États-Unis semblent avoir fait plusieurs choses complètement erronées dans cette attaque, et des dizaines de civils ont en payé le prix », a déclaré Ole Solvang, le directeur adjoint du département des urgences de l'ONG. Une des questions porte sur le fait de savoir si le bâtiment touché par la frappe était une mosquée ou pas. HRW souligne n'avoir trouvé aucune preuve selon laquelle des activistes se trouvaient dans la mosquée. Même s'ils y avaient été, « frapper une mosquée juste avant la prière et ensuite attaquer des gens tentant de fuir, sans savoir si ce sont des civils ou des combattants, pourrait bien avoir été (un acte) disproportionné ou aveugle », selon l'ONG.

Un « conseil civil » créé pour la future gestion de RaqqaLes forces antijihadistes en Syrie, soutenues par les États-Unis, ont annoncé hier la création d'un « conseil civil » qui aura pour mission de gérer Raqqa, une fois le groupe État islamique (EI) chassé de cette ville septentrionale. « Le conseil civil de Raqqa se chargera de gérer Raqqa et sa province après la libération », selon un communiqué des Forces démocratiques syriennes (FDS). La création de cette entité a été annoncée lors d'une réunion à Aïn Issa, localité à plus de 50 km au nord de Raqqa, principal fief de l'EI en Syrie et objectif ultime d'une offensive des FDS lancée en novembre avec l'appui des États-Unis. « Le conseil est constitué de personnes originaires de la province de Raqqa. (Les FDS) lui confieront la gestion de la ville...
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