Les anciens m'ont raconté une histoire qu'eux-mêmes tenaient des vieux de leur famille, qu'ils se racontaient les soirs d'hiver au coin du feu. La télé n'existait pas encore, la radio non plus, les quotidiens et revues n'étaient pas encore nés. C'est la mémoire des hommes qui emmagasinait les contes qui nous sont parvenus à travers les âges parsemés de poivre et de sel ajoutés au gré des narrateurs.
Dieu, harassé, fourbu, le dos courbé à force d'avoir tracé des traits, des lignes, des courbes, soulevé les montagnes, fait couler les rivières, rempli les océans, planté des arbres, des fleurs, des fruits, des vignes, façonné les pays, allumé le soleil, préparé les étoiles de la nuit, s'adossa à un rocher au plus haut d'une cime pour contempler son œuvre.
C'était au crépuscule du sixième jour. Dieu scrutait le monde, examinant la terre, passant lentement en revue les moindres détails de son dur labeur. Soudain, comme attiré par un aimant, son regard se fixa sur une petite enclave, les montagnes étaient belles, le flanc couvert de blanc et de verdure barbotait dans le bleu de la mer.
Un large sourire illumina son visage, de sa barbe millénaire sortit un cri de bonheur, ses yeux brillaient à la vue du joyau qu'il venait de faire. Ragaillardi, oubliant la fatigue qui le tenaillait, il reprit ses outils d'orfèvre pour qu'avec amour il façonne les facettes, les taille délicatement, les polisse, du diamant qu'il venait de créer avec tant de fierté.
L'histoire raconte qu'une escadrille d'anges qui voletait par là, prise de jalousie par la beauté de ce minuscule pays, s'en prit au Créateur fourbu par une semaine de labeur. Ce dernier amoureux de son œuvre, ne voulant pas la renier, et pour profiter de quelques instants de repos, conclut avec ses détracteurs un arrangement des plus boiteux. Donner comme voisins aux habitants de cet éden la pire engeance qui puisse exister.
Et les ancêtres d'ajouter : Forts de cette petite victoire sur leur Créateur, certains anges entrèrent en rébellion contre lui. Excédé par tant d'effronterie, Dieu les punit sur-le-champ, il les déchut, les chassant du paradis. Ils formèrent alors la cohorte des démons, certains n'allèrent pas tout droit en enfer mais rejoignirent les populations vivant aux alentours de ce merveilleux pays, se promettant de le mettre à feu et à sang.
Et depuis la nuit des temps, la revanche sur Dieu et son œuvre n'en finit pas. Au fil des siècles, la cohorte du mal a gonflé, prospéré, accru son malin pouvoir, elle a porté des masques, des noms. Elle s'est forgé des mobiles, des croyances, des utopies. S'arrêtera-t-elle un jour ?
Au train où vont les choses, la déliquescence qui menace notre pays, l'atermoiement des responsables, leur comportement inique, leur égoïsme flagrant, leur connivence avec l'étranger, leur suivisme servile à son égard, l'attitude mollassonne d'un peuple au dos cassé, le pronostic est jamais, tant que nous n'aurons pas éradiqué le mal à sa racine.
Georges TYAN


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Donc ce soi-disant "Dieu", n'est pas si fort que ça ? Lâh, lâh, lâh yâ "déistes" !
05 h 12, le 13 avril 2017