Brésil
Nouveau taux de chômage record
Le taux de chômage a atteint un nouveau record au Brésil, à 13,2 % entre décembre et février, selon les chiffres officiels publiés hier, malgré les mesures d'austérité du gouvernement pour sortir le pays de la crise.
Au total, 13,5 millions de personnes cherchaient un emploi fin février, contre 12,9 millions en janvier, selon l'Institut brésilien de géographie et statistiques (IBGE, public).
Il s'agit du taux de chômage le plus élevé depuis le début de la série statistique en 2012.
Bien qu'attendu, cet indicateur vient s'ajouter à la faiblesse d'autres mesures, qui ont obligé le gouvernement du président conservateur Michel Temer à réviser à la baisse les perspectives de croissance en 2017, de 1 % à 0,5 %. Le PIB s'est contracté de 3,8 % en 2015 et de 3,6 % en 2016, soit une des pires récessions connue par le pays depuis plus d'un siècle.
Royaume-Uni
La croissance est restée dynamique en 2016
La croissance britannique a atteint 1,8 % en 2016, selon une troisième estimation officielle qui confirme la vigueur de l'activité dans une année marquée par le vote pour le Brexit, a annoncé hier l'Office des statistiques nationales (ONS).
Le produit intérieur brut britannique a progressé de 0,7 % pour le seul quatrième trimestre, précise l'ONS qui n'a pas révisé ses chiffres par rapport à la précédente estimation.
Le Royaume-Uni a particulièrement bien terminé l'année, malgré les incertitudes existantes quant à l'issue des négociations sur le Brexit, qu viennent tout juste d'être lancées officiellement cette semaine. La croissance sur le quatrième trimestre a même été la plus vigoureuse de l'ensemble des pays du G7, remarque l'office.
L'ONS note que le pays a pu s'appuyer au cours des trois derniers mois de l'année et depuis le référendum de fin juin sur la vigueur de la consommation des ménages qui n'ont pas paru jusqu'à présent découragés par la poussée de l'inflation, nourrie par la baisse de la livre. En revanche, l'investissement des entreprises au quatrième trimestre a connu un coup de mou.
Pour l'année 2017, les prévisionnistes restent relativement confiants, même s'ils anticipent pour la plupart un certain essoufflement de la croissance. « Nous pensons que l'investissement sera limité par une activité économique plus faible et de grandes incertitudes quant au déroulé de négociations probablement difficiles avec l'UE », estime Howard Archer, économiste chez IHS.


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