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Liban

Hariri : Les tensions entre Libanais et Syriens pourraient dégénérer en « troubles civils »

Sérail

« Nous ne voulons pas prendre des décisions à l'instar d'autres pays (...) qui ouvrent leurs portes et laissent partir les réfugiés en Europe », a prévenu le Premier ministre.

OLJ
01/04/2017

La crise des réfugiés syriens a atteint un « point de rupture » au Liban, a prévenu hier le Premier ministre Saad Hariri, évoquant des « tensions » entre Libanais et Syriens qui pourraient dégénérer en « troubles civils ».
Lors d'une rencontre avec des médias étrangers à Beyrouth, M. Hariri a révélé qu'il proposera à la communauté internationale un plan d'aide à son pays par le biais d'investissements, la semaine prochaine, lors du sommet sur la Syrie qui se tiendra à Bruxelles. Le Liban, qui comptait quatre millions d'habitants avant le début, en 2011, de la guerre en Syrie voisine et qui a depuis accueilli un million de Syriens, est « devenu un grand camp de réfugiés », a affirmé M. Hariri. « Cette question a atteint un point de rupture (...). Nous voulons que la communauté internationale nous écoute et comprenne que le Liban fait face à une crise », a-t-il dit.
Depuis le début du conflit syrien, Beyrouth et nombre d'organisations internationales ont à plusieurs reprises tiré la sonnette d'alarme concernant le poids économique et social de la présence des réfugiés. Mais, d'après M. Hariri, la situation est plus grave que jamais, notamment au plan social. « Dans la plupart des communautés hôtes aujourd'hui, il y a une grande tension entre Libanais et Syriens », a dit le Premier ministre. « Je reçois des présidents de municipalité (...), ils me demandent de trouver un moyen de les laisser repartir en Syrie, a-t-il ajouté. C'est une chose que nous ne ferons jamais en tant que gouvernement car nous savons le danger que courent les réfugiés, mais c'est dire combien les gens sont tendus. »
Au Liban, les réfugiés syriens louent des tentes de misère ou des chambres, notamment dans le nord et l'est du pays, frontaliers de la Syrie. Ils reçoivent de l'aide humanitaire de l'ONU, mais, selon Saad Hariri, celle-ci n'est pas suffisante.
Le Premier ministre a indiqué qu'il soumettra au sommet de Bruxelles « un programme de cinq à sept ans (...) durant lesquels la communauté internationale s'engagera à dépenser 10 000 ou 12 000 dollars par réfugié à travers un investissement dans les infrastructures » du Liban. Il a donné un exemple de la pression que subissent les écoles libanaises, avec un nombre d'élèves ayant grimpé de 200 000 à 450 000 en six ans.
« La communauté internationale doit faire quelque chose, sinon le Liban se retrouvera acculé », a plaidé M. Hariri. « Cette crise qui continue poussera les réfugiés à ne pas rester au Liban. Nous ne voulons pas prendre des décisions à l'instar d'autres pays (...) qui ouvrent leurs portes et laissent partir les Syriens en Europe », a-t-il prévenu dans une allusion à la Turquie, qui accueille près de trois millions de réfugiés syriens. « Nous ne voulons pas en arriver là », a-t-il conclu.

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Eleni Caridopoulou

Oui la Turquie les envoie en Grèce encore un autre pays qui n'est pas en bonne santé mais les grecs sont humains pas comme les Turcs

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