« Nous sommes en présence d'un pouvoir usurpé, oppresseur et impuissant », a affirmé hier l'ancien président de la Chambre, Hussein Husseini, dans une déclaration incendiaire.
Et M. Husseini de rappeler qu'à la suite de la réunion du bureau de la Chambre, le député Antoine Zahra a annoncé que le Parlement sera convoqué la semaine prochaine à un débat de politique générale, conformément à une décision prise d'un commun accord entre le président de la Chambre et le Premier ministre, la date devant être annoncée ultérieurement, car la séance pourrait être longue et s'étaler sur toute une journée.
« Quand nous sommes en présence d'un pouvoir qui abolit toute opposition, comme c'est le cas aujourd'hui, à quoi servirait un débat de politique générale ? » s'est interrogé M. Husseini, l'un des artisans de l'accord de Taëf (1989), qui a jeté les bases de la nouvelle Constitution. « Nous sommes en présence d'un pouvoir usurpé, oppresseur et impuissant, a-t-il affirmé sur sa lancée. Impuissant à faire quoi que ce soit, à commencer par l'élaboration d'une nouvelle loi électorale. »
« Quand un vêtement est déchiré, on le rapièce, mais quand le tissu tombe en pourriture, que fait-on ? » a conclu M. Husseini.
Liban - Vie Politique
Husseini : À quoi sert un débat de politique générale quand on a supprimé l’opposition ?
OLJ / le 01 avril 2017 à 00h00


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11 h 08, le 01 avril 2017