Liban

Sommet arabe : Une occasion de prouver la solidité des relations avec Aoun, affirme Hariri

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, a affirmé mardi que son déplacement à Amman pour le sommet annuel de la Ligue arabe, en compagnie du président de la République Michel Aoun, était l'occasion de réaffirmer la solidité de ses liens avec le chef de l'Etat, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

"La participation du Liban au sommet arabe à travers une délégation unifiée reflète le degré d'entente entre le président Aoun et moi-même", a déclaré M. Hariri, lors d'une causerie avec des journalistes qui l'accompagnaient à Amman à bord d'un vol de la compagnie libanaise Middle East Airlines.

Contrairement aux deux derniers sommets arabes, le Liban sera présent en force au sommet de Amman, dont le roi Abdallah II de Jordanie ouvrira les travaux mercredi au King Hussein Convention Center.

Toutefois, une lettre envoyée par d'anciens présidents et chef de gouvernements libanais a semé mardi la confusion au niveau de la délégation officielle qui représente le Liban. Dans cette lettre, les signataires expriment entre autres leur opposition au maintien de l'arsenal du Hezbollah, parallèlement aux armes de l'institution militaire du Liban. A ce sujet, MM. Aoun et Hariri avaient récemment exprimé des vues divergentes, lors de deux déplacements distincts au Caire. Le chef de l'Etat avait légitimé les armes du parti chiite, alors que le chef du gouvernement avait affiché son opposition à leur maintien.

"Le train est en marche au Liban. Ceux qui souhaitent monter à bord sont les bienvenus, et tant pis pour les autres", a réagi le chef du gouvernement, en réponse à la lettre des ex-dirigeants, alors que l'un des signataires n'est autre que Fouad Siniora, chef du bloc parlementaire du courant du Futur, la formation haririenne.

Sur un autre plan, Saad Hariri a affirmé que "l'entente entre les Libanais se répercutera bientôt sur la question des législatives". "Nous aurons bientôt une nouvelle loi électorale", a-t-il dit, alors que le scrutin est prévu en principe en juin. Toutefois, les pôles politiques qui rejettent la loi actuelle (scrutin majoritaire plurinominal) n'ont toujours pas réussi à s'entendre sur un nouveau texte.

Par ailleurs, M. Hariri a estimé que le gouverneur actuel de la Banque centrale, Riad Salamé, "devrait rester en place". Des rumeurs rapportaient récemment que M. Salamé était sur le point de présenter sa démission, ce que l'intéressé a démenti.


Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, a affirmé mardi que son déplacement à Amman pour le sommet annuel de la Ligue arabe, en compagnie du président de la République Michel Aoun, était l'occasion de réaffirmer la solidité de ses liens avec le chef de l'Etat, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).


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