Hajj Hassan veut taxer les importations de tubes d'acier
Le ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, a affirmé hier projeter de taxer les importations de tubes d'acier afin de « limiter le dumping commercial » qui pénalise, selon lui, la filière libanaise.
S'exprimant à l'issue d'une réunion avec une délégation de producteurs locaux, le ministre a estimé que les difficultés de ces derniers avaient « augmenté de façon spectaculaire » et représentaient une « menace » pour les « six usines » actuellement en activité sur le territoire.
Le ministère de l'Industrie annonce depuis plusieurs semaines son intention de mettre en place des mesures protectionnistes afin de protéger certaines filières locales, notamment dans l'industrie et l'agriculture.
Le 3 mars, M. Hajj Hassan avait demandé à l'Association des industriels ainsi qu'à plusieurs syndicats d'identifier les filières à protéger en priorité.
Hausse de 5 % du déficit commercial fin janvier
La balance commerciale du Liban a accusé un déficit de 1,37 milliard de dollars en janvier 2017, en hausse de 4,9 % en un an, selon les douanes.
Plus en détail, la valeur des importations a grimpé de 7,3 % en un an pour atteindre 1,6 milliard de dollars à fin janvier, pour un volume qui a atteint 1,46 million de tonnes importées sur cette période (-1,35 % en un an).
La hausse de la facture des importations résulte principalement de l'augmentation annuelle de 10,7 % de la valeur des importations de carburants, à 1,24 milliard en janvier 2017. Ces derniers représentent 56,4 % du volume total des importations et 22,6 % de leur valeur.
La Grèce était en tête des fournisseurs, avec 9,7 % du total des marchandises importées.
En parallèle, les exportations ont augmenté de 24,9 % en un an à 231 millions de dollars en 2016, ainsi qu'en volume (+25,9 %) à 131 848 tonnes sur le même mois. L'Afrique du Sud a été le premier client, en recevant 18,5 % des marchandises exportées en janvier. Les produits de joaillerie et les métaux précieux sont le premier poste d'exportation en janvier (30,9 % du total).
Automobile
Opel sort blanchi de l'enquête française sur les émissions de diesel
La marque Opel, actuelle filiale de l'américain General Motors, est sortie blanchie d'une enquête de la Répression des fraudes sur les émissions polluantes de ses véhicules diesel en France, a annoncé hier le ministère français de l'Économie. Des investigations et des tests sur les véhicules de la marque « n'ont pas mis en évidence de faits constitutifs d'une infraction de tromperie » et le dossier est donc clos, a précisé Bercy dans un communiqué.
Opel est pour l'instant la seule marque visée par l'enquête de la Répression des fraudes (DGCCRF) déclenchée à la suite du scandale Volkswagen en 2015 à en sortir sans être inquiétée.
Auparavant, les dossiers Fiat-Chrysler, PSA (marques Peugeot, Citroën et DS), Volkswagen et Renault ont été transmis au parquet. Ces deux derniers groupes automobiles sont désormais visés par des informations judiciaires pour « tromperie ».
Égypte
Le Caire obtient la deuxième tranche d'un prêt de la Banque mondiale
La Banque mondiale (BM) a versé à l'Égypte une nouvelle tranche d'un milliard de dollars d'aide financière, dans le cadre d'un programme de prêt d'un total de 3 milliards de dollars, a déclaré la BM dans un communiqué hier. L'Égypte tente de relancer une économie en crise depuis la révolte de 2011 et de pallier une pénurie de dollars qui paralyse ses importations et ralentit son rétablissement économique. « Le gouvernement a fait d'importantes avancées en termes de réformes politiques et institutionnelles, qui posent les fondations d'une accélération de la création d'emplois et d'une croissance inclusive », a dit dans le communiqué Dr Asad Alam, le directeur de la BM pour l'Égypte, le Yémen et le Djibouti. Une première tranche d'un milliard de dollars avait été versée en septembre 2016.
Énergie
Dubaï inaugure une centrale solaire de 200 mégawatts
Dubaï a inauguré hier une centrale solaire de 200 mégawatts capable de fournir de l'électricité à 50 000 habitations, franchissant une autre étape sur la voie du développement des énergies renouvelables. La centrale constitue la seconde phase du Parc solaire Mohammad ben Rached al-Maktoum qui doit générer 1 000 mégawatts lorsqu'il sera achevé en 2020, selon l'Autorité de l'électricité et de l'eau de Dubaï (DEWA).
Dubaï ambitionne de produire 75 % de son électricité à partir d'énergies renouvelables à l'horizon de 2050.


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve