Un rapporteur spécial de l'ONU a accusé hier, devant le Conseil des droits de l'homme, Israël « d'assujettir » les Palestiniens, estimant en outre que l'État hébreu a intensifié la répression à l'encontre des défenseurs des droits de l'homme. Le Canadien Michael Lynk a présenté son rapport au Conseil lors d'une réunion spécifique sur Israël, dans le cadre du point 7 de l'agenda du Conseil. L'État juif est le seul pays avec un point fixe (le point 7) à l'ordre du jour de chaque session du Conseil (trois fois par an). Lui et son principal allié, les États-Unis, ont dénoncé à de multiples reprises cet « agenda biaisé » du Conseil, boycottant les débats.
Le 15 mars, le secrétaire d'État américain Rex Tillerson, dans une lettre à huit groupes de défense des droits humains, a encore indiqué que les États-Unis poursuivront leur « objection forte et de principe à l'égard de l'agenda biaisé du Conseil contre Israël ». Dans un communiqué publié hier, le département d'État américain a promis que les États-Unis allaient « voter contre toute résolution » présentée dans le cadre du point 7 de l'agenda.
L'Union européenne a condamné les pertes en vies humaines de part et d'autre, mais s'est aussi dit préoccupée par le fait que le mandat du rapporteur se limitait à « enquêter sur les violations commises par Israël » et a estimé qu'un point spécifique sur cet État dans l'agenda du Conseil n'était pas nécessaire.
Moyen Orient et Monde
L’État hébreu au cœur des débats au Conseil des droits de l’homme de l’ONU
OLJ / le 21 mars 2017 à 01h09

