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Liban

Reprise temporaire des travaux avant une intervention des FSI

Ramlet el-Baïda
OLJ
14/03/2017

L'affaire de la construction du bâtiment de l'Eden Bay Resort sur Ramlet el-Baïda a connu hier un énième rebondissement : après l'arrêt des travaux samedi sur le chantier, plusieurs jours après une décision du Conseil d'État en ce sens, l'activité a repris quelques heures dans le bâtiment avant qu'une patrouille des Forces de sécurité intérieure (FSI) ne l'interrompe à nouveau.
L'arrêt des travaux décidé par le Conseil d'État intervient dans le cadre d'un procès intenté par l'association Green Line, en collaboration avec l'Agenda légal, pour demander l'annulation du permis de construire accordé par le mohafez de Beyrouth Ziad Chbib à l'entrepreneur du projet Mohammad Wissam Achour en septembre dernier.
Hier, les organisations civiles qui suivent le dossier ont effectué un sit-in devant le ministère de l'Intérieur pour transmettre à cette autorité un message, celui de devoir assumer la responsabilité de faire respecter les décisions de justice, comme l'a souligné l'avocat Nizar Saghieh, directeur exécutif de l'Agenda légal. L'Orient-Le Jour a tenté en vain, hier, de prendre contact avec l'entourage du ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk pour un commentaire sur les derniers rebondissements dans cette affaire.
Contacté par L'OLJ, Nizar Saghieh précise que « toutes les mesures juridiques ont été prises, la décision du Conseil d'État suivie de celle du mohafez de la faire exécuter, d'où le fait que toute activité sur le chantier est désormais clairement illégale ».
Et d'ajouter : « Nous allons continuer à les observer. S'ils reprennent leur activité de nouveau, nous envisageons de demander une surveillance juridique continue. » Sur les allégations des représentants de l'entreprise Eden Rock selon lesquelles celle-ci « n'a pas été notifiée officiellement de la décision de justice », Nizar Saghieh indique qu'étonnamment, « une si grosse société n'a pas de siège connu, ce qui lui évite, comme par hasard, de devoir recevoir une notification ». « Mais leurs allégations n'ont aucun poids, poursuit-il. La décision du mohafez a été publiée, elle a eu un écho dans les médias... En aucun cas ils ne peuvent justifier ne pas en être notifiés. »
L'affaire Ramlet el-Baïda est clairement un bras de fer qui n'est pas prêt de se terminer. Comme si une décision de justice nécessitait une justification sans cesse renouvelée...

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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

PEINE PERDUE... LE PROJET Y FINIRA CAR IL A LES LICENCES REQUISES... QUI ? COMMENT ? C,EST UNE AUTRE HISTOIRE.

George Khoury

Mais qui couvre ces verreux??????

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