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Moyen Orient et Monde - Irak

L’EI « pris au piège » à Mossoul

Les forces irakiennes ont repris aux jihadistes « plus d'un tiers » de la partie ouest de la 2e ville du pays.

Un membre de la police fédérale faisant un signe de victoire contre des militants de l’État islamique dans le district de Mansour à Mossoul, hier. Ari Jalal/Reuters

Les forces irakiennes ont coupé tous les accès routiers à Mossoul-Ouest, piégeant ainsi les combattants du groupe État islamique (EI) dans leur dernier grand bastion en Irak, selon l'envoyé spécial américain auprès de la coalition antijihadistes. « L'EI est pris au piège. Dans la nuit, la 9e division blindée de l'armée irakienne, basée près de Badouch au nord-ouest de Mossoul, a coupé le dernier accès routier » de la deuxième ville du pays, a affirmé hier Brett McGurk à des journalistes à Bagdad. « Tous les combattants qui se trouvent à Mossoul vont y mourir », a-t-il ajouté.
Des responsables américains ont récemment évalué à 2 500 le nombre de jihadistes présents dans l'ouest de Mossoul et dans la ville de Tal-Afar, à l'ouest. La ville septentrionale avait été conquise en juin 2014 par le groupe ultraradical sunnite au cours d'une offensive éclair qui lui avait permis de s'emparer de vastes pans du territoire irakien à l'ouest et au nord de Bagdad. Mais l'EI a depuis perdu 60 % de l'ensemble de ces territoires, selon M. McGurk.
Les forces irakiennes ont également repris à l'EI « plus d'un tiers » de la partie ouest de Mossoul depuis le lancement le 19 février de l'offensive sur ce secteur de la ville, a indiqué le général Maan al-Saadi, des forces d'élite du contre-terrorisme (CTS).

Progression laborieuse
La bataille pour Mossoul-Ouest est la seconde grande phase de l'opération lancée le 17 octobre par les forces irakiennes qui, appuyées par la coalition internationale sous commandement américain, avaient annoncé fin janvier la « libération » de la partie orientale. Mais si la résistance jihadiste faiblit, les responsables militaires préviennent que des combats acharnés sont encore à venir pour reconquérir la totalité de Mossoul.
« Nous combattons un ennemi aux méthodes irrégulières, qui se cache au milieu des citoyens et utilise des engins explosifs, des snipers et des kamikazes. Or l'opération vise justement à préserver la vie des citoyens », a expliqué le général Yahya Rasool, porte-parole du commandement des opérations conjointes.
Cette résistance devrait être particulièrement forte dans la vieille ville, un quartier aux rues étroites où des centaines de milliers de civils sont toujours pris au piège. Des unités d'intervention rapide et la police fédérale attaquaient hier la zone de Bab el-Toub, près de la vieille ville, tandis que les CTS combattaient dans le quartier d'el-Jadida et celui d'el-Aghawat qu'ils ont repris dans la journée, selon le général Rasool.
Mais cette progression demeure laborieuse. Car « nous ne pouvons pas laisser des poches (de jihadistes) derrière nous. Il nous faut donc prendre le contrôle des zones, traquer les jihadistes, désamorcer (les bombes), contrôler les citoyens présents avant de pouvoir poursuivre notre progression », explique le général Saadi.

Nouveau charnier
Engagés dans l'offensive antijihadiste à l'ouest de Mossoul, des membres des Hachd al-Chaabi, des forces paramilitaires irakiennes dominées par des milices chiites, ont annoncé avoir découvert un nouveau charnier dans la prison de Badouch, près de Mossoul. La fosse commune, contenant les corps de centaines de personnes exécutées par l'EI, s'ajoute à plusieurs autres déjà découvertes par les forces irakiennes ces derniers mois.
(Source : AFP)

Les forces irakiennes ont coupé tous les accès routiers à Mossoul-Ouest, piégeant ainsi les combattants du groupe État islamique (EI) dans leur dernier grand bastion en Irak, selon l'envoyé spécial américain auprès de la coalition antijihadistes. « L'EI est pris au piège. Dans la nuit, la 9e division blindée de l'armée irakienne, basée près de Badouch au nord-ouest de Mossoul, a coupé le dernier accès routier » de la deuxième ville du pays, a affirmé hier Brett McGurk à des journalistes à Bagdad. « Tous les combattants qui se trouvent à Mossoul vont y mourir », a-t-il ajouté.Des responsables américains ont récemment évalué à 2 500 le nombre de jihadistes présents dans l'ouest de Mossoul et dans la ville de Tal-Afar, à l'ouest. La ville septentrionale avait été conquise en juin 2014 par le groupe...
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